ALGÉRIE
26/12/2015 04h:56 CET | Actualisé 26/12/2015 04h:57 CET

Procès dimanche de l'affaire dite "Sonatrach 1"

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Reporté à deux reprises en mars et juin, le procès de l'affaire dite "Sonatrach 1" dans laquelle sont impliquées 19 personnes dont des ex-hauts responsables du groupe Sonatrach et de sociétés étrangères pour des faits liés à la "corruption" s'ouvrira dimanche devant le tribunal criminel d'Alger, selon le rôle complémentaire de la deuxième session criminelle 2015 publié par la Cour.

Les prévenus, dont sept sont en détention et douze autres en liberté, doivent répondre des chefs d'accusation d'association de malfaiteurs, de passation de marchés illégaux et de corruption. Ils sont également poursuivis pour "blanchiment d'argent, dilapidation de deniers publics et surfacturation".

Parmi les accusés figurent l'ex Président directeur général (PDG) du groupe national Mohamed Meziane et le patron du groupe allemand Contel Algérie Funkwerk, El Smail Mohamed Réda, ainsi que huit (8) directeurs exécutifs de Sonatrach dont Amar Zenasni, responsable du transport par pipeline, et le directeur des activités d'amont Belkacem Boumediène.

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Sur la liste des accusés figurent également 4 entreprises étrangères ayant bénéficié "frauduleusement" de marchés publics, au préjudice de Sonatrach.

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Selon l'arrêt de renvoi, les faits concernent cinq (5) marchés "frauduleux" d'une valeur de 1100 milliards de centimes accordés par l'ex PDG de Sonatrach au groupe allemand Contel Algérie Funkwerk Pletarc dans le cadre d'un projet d'acquisition d'équipements de télésurveillance et de protection électronique des complexes du groupe national à travers le pays.

Ces contrats ont été accordés dans le cadre du gré à gré en contrepartie d'actions acquises au profit des deux fils du patron de Sonatrach, Fawzi et Réda Méziane, dans le groupe Contel, selon la même source.

Le groupe Contel Algérie Funkwerk Pletarc et son patron El Smail Djaafar Mohamed Réda, principal accusé dans cette affaire, a obtenu des privilèges injustifiés alors que ses offres étaient plus élevées que celles des autres soumissionnaires.

Le groupe Sonatrach, selon l'arrêt de renvoi toujours, a conclu un marché jugé douteux avec Saipem Algeria (Italie) pour la réalisation du gazoduc liant l'Algérie à l'Italie (Sardaigne).

L'enquête a révélé qu'un des fils de Mohamed Meziane travaillait comme conseiller, depuis 2006, auprès du patron de Saipem Algérie, Tullio Orsi.

Ce dernier est poursuivi par le parquet de Milan dans le cadre d'une affaire de corruption impliquant le groupe pétrolier italien ENI dont Saipem est une filiale.

Le marché, d'une valeur de 586 millions de dollars, a été sous-traité à une société française PIE CAPAG, par Saipem, sa rivale dans la consultation limitée ouverte par Sonatrach, fait ressortir l'arrêt de renvoi.

Cette affaire a été reportée à deux reprises en mars et juin derniers pour plusieurs motifs, dont celui d"'absence de témoins".

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