ALGÉRIE
22/12/2015 06h:34 CET | Actualisé 22/12/2015 06h:34 CET

Selon Ramtane Lamamra, le trafic de drogue est une source de financement du terrorisme

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Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a considéré lundi à Oran que "la relation trafic de drogue-terrorisme est avérée".

"La relation trafic de drogue-terrorisme est avérée. C’est une source de financement des groupes terroristes, au même titre que le paiement des rançons.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a, d’ailleurs, pris des résolutions dans ce sens et dont il faut se concentrer sur leurs aspects opérationnels", a précisé le ministre, à l’issue de l’entretien qu’il a eu avec son homologue angolais, en marge du séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique.

Evoquant les actions entreprises par l’Afrique dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue, le ministre a rappelé l'installation, il y a quelque jours, du siège de l’Afripol à Alger.

"Cette initiative algérienne renforce les outils de coopération interafricaine pour relever différents défis comme le trafic de drogue, les crimes transfrontaliers et le crime organisé", a-t-il souligné, ajoutant que l’Afrique privilégie les moyens pacifiques pour lutter contre ce fléau.

Ramtane Lamamra a également cité le Panel des sages africains que dirige le diplomate algérien Lakhdar Brahimi et qui a été également présidé par feu le président Ahmed Benbella.

"Ce Panel de sages est consulté par le Commissariat à la paix et à la sécurité de l’Union Africaine. Ce dernier dispose d’un arsenal de moyens de lutte contre le terrorisme dont le dispositif des forces africaines", a-t-il précisé.

Concernant les relations entre l’Algérie et l’Angola, le chef de la diplomatie algérienne a souligné que les points de vue des deux pays sont "complètement identiques sur les questions d’actualité internationale".

"Il est connu que l’économie angolaise dépend essentiellement des hydrocarbures.

Il est donc nécessaire qu’on travaille en commun pour faire fructifier ces ressources naturelles stratégiques au profit de nos économies. Au vu de la dégradation du marché pétrolier, il fallait collaborer avec d’autres pays producteurs pour arriver à un prix satisfaisant du baril de pétrole", a-t-il déclaré.

"Pour les autres questions, il est connu que les relations entre l’Algérie et l’Angola sont distinguées. En prime, la relation entre le président de la République Abdelaziz Bouteflika et le président Angolais Dos Santos, qui entretiennent d’excellents rapports et ce, eu égard à notre passé commun et à notre patrimoine révolutionnaire", a ajouté le ministre.

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