MAROC
18/12/2015 10h:38 CET | Actualisé 18/12/2015 10h:38 CET

Des chercheurs autrichiens viennent au secours des macaques de Barbarie

Selon L’Observateur du Maroc, le nombre des Zaatout est passé de 13.000 individus en 1980 à 5.000 en 2015.
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Selon L’Observateur du Maroc, le nombre des Zaatout est passé de 13.000 individus en 1980 à 5.000 en 2015.

FAUNE - Les singes magots du Maroc ou macaques de Barbarie, une espèce aujourd’hui menacée, bénéficieront d’un programme de sauvegarde mené par des experts autrichiens.

Selon une information publiée par Hespress, le programme autrichien consiste à recueillir des données préliminaires sur l’emplacement de ces animaux dans les forêts de plusieurs montagnes du royaume, avec l'aide de la population locale, et à organiser des programmes éducatifs et de sensibilisation pour les enfants et les adultes. L’objectif est de stopper la perte de cette importante richesse animale.

Installés dans les forêts de chênes du Moyen Atlas, ces animaux sont menacés par plusieurs facteurs. L’intervention humaine est le premier d'entre eux. Il pourrait conduire à l’extinction de cette seule espèce de singe vivant en Afrique du Nord. Selon une enquête de l’hebdomadaire L’Observateur du Maroc, "le nombre des Zaatout (appellation marocaine d’origine berbère des macaques, ndlr) est passé de 13.000 individus en 1980 à 5.000 en 2015".

Les écologistes estiment ainsi que les contrebandiers emmènent chaque année quelque 300 bébés singes hors du Maroc pour le commerce. "Si on arrive toutefois à sauver un bébé macaque, il est victime de rejet par son propre groupe et même par les autres communautés", a déclaré Ahmed Harrad, président de l’association Barbary Macaque Awareness & Conservation (BMAC), à L'Observateur du Maroc. "Privé ainsi de la protection des siens, il est une proie facile pour les chiens errants, les chacals et autres prédateurs".

Selon le photographe Francisco Mingorance, qui a passé plus d’un an à prendre des photos du macaque dans le Moyen Atlas, "l'amour avec lesquels ces singes s'occupent de leurs bébés est presque humain. Il est donc vital pour eux de rester en groupe". Pour cette raison, les écologistes tirent la sonnette d’alarme sur la domestication des macaques, qui deviennent dépendants des offrandes de touristes et de la population locale".

Les chasseurs représentent également un sérieux danger pour les "Zaatout". Une espèce pourtant censée être protégée par la loi marocaine. Parmi ces singes, qui vivent exclusivement au Maroc et en Algérie, quelques uns ont été déplacés à Gibraltar.

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