17/12/2015 06h:49 CET | Actualisé 17/12/2015 06h:49 CET

Les taxis casaouis manifestent contre Uber

Aic Press

TRANSPORT - Les chauffeurs de taxi de Casablanca sont en grogne contre le service de réservation de voitures avec chauffeur Uber. Plusieurs dizaines de chauffeurs de taxis rouges ou blancs ont manifesté mercredi 16 décembre devant le siège de l'Union marocaine de travail (UMT) situé boulevard des FAR.

"Uber dégage", ont scandé des membres du syndicat des chauffeurs de taxi (affilié à l'UMT), appelant les autorités à interdire ces "intermédiaires du transport", parmi lesquels figurent principalement ITaxi et Careem.

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En août dernier, un mois après son lancement dans la ville blanche, les autorités casablancaises avaient pourtant jugé illégales les activités d’Uber et annoncé qu’elles "entreprendront les démarches nécessaires afin de venir à bout de toutes les activités qui enfreignent les lois dans le secteur du transport".

La société de chauffeurs privés n'avait pas tardé à riposter en expliquant fournir "un service d’information" sans disposer de voitures. "Tous les chauffeurs employés par les sociétés de transport touristique détiennent une carte d’autorisation pour chaque véhicule fourni par le ministère de l’Equipement et du transport et fournissent une fiche anthropométrique prouvant qu’ils ont un casier judiciaire vierge", indiquait Uber, qui devrait être lancé à Marrakech et Rabat en 2016.

En France où Uber a été lancé fin 2011, des heurts avaient éclaté en juin 2015 entre chauffeurs de taxi et VTC, accusés de pratiquer une concurrence déloyale.

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