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15/12/2015 08h:50 CET | Actualisé 15/12/2015 15h:00 CET

Trois bonnes raisons d'aller voir l'exposition "L'indice d'une suite" au Musée National du Bardo du 16 décembre au 7 janvier

Affiche de L'indice d'une suite
Facebook/Kasbah Nova
Affiche de L'indice d'une suite

Vous aimez l'art? La scène artistique tunisienne vous intrigue? Vous avez envie de découvrir de jeunes artistes tunisiens qui ont déjà exposés leurs oeuvres à l'international?

L'exposition "L'indice d'une suite" est faîte pour vous ! Cet évènement se déroulera du 16 décembre au 7 janvier.

Voici 3 bonnes raisons d'aller y jeter un coup d'oeil!

1 - Ça se passe au Bardo!

Corine Le Bolé, membre de l'association Kasbah Nova organisatrice de l'exposition a indiqué au HuffPost Tunisie que l'organisation de "L'indice d'une suite" au Musée National du Bardo était principalement un "acte symbolique", après les attentats qui ont frappé le musée en mars dernier!

"C'est une belle idée! Le Musée National du Bardo s'érige en symbole, un acte symbolique et en prime un bel espace de travail pour les artistes."

Pour Selim Ben Cheikh, un des artistes qui exposera au musée et dont la démarche se focalise essentiellement sur les arabesques et sur la calligraphie arabe, le choix du Bardo l'a aidé dans l'accomplissement de son travail.

" La présence d'arabesques m'a intéressée. Mon travail "Ijtihad" puise dans l'arabesque. C'est un patrimoine qui doit être redécouvert en Tunisie, un chantier en court", raconte Selim Ben Cheikh.

Sabrine Issa, une artiste-curateur affirme que le Bardo a permis aux artistes d'aborder leurs oeuvres sous un autre angle, "avec une approche différente, une problématique différente."

C'est l'occasion pour vous de redécouvrir le Musée National du Bardo sous un autre angle, loin des mosaïques romaines.

2 - C'est gratuit!

Cinq jeunes artistes, le second plus grand musée en Afrique, après celui du Caire... tout ça gratuitement!

Pour Corine Le Bolé, il y'a eu une véritable volonté de l'association de faire un évènement gratuit afin de "promouvoir et de diffuser les artistes tunisiens" à un maximum de personnes.

Une exposition pour tous !

3 - L'aboutissement d'un "projet de longue haleine"

Selim Ben Cheikh, Ali Tnani, Hela Lamine, Othman Taleb et Rania Warda ont déjà exposé leurs projets en 2014 à Paris.

"Pour la salle du Bardo, qui fait partie de la nouvelle extension du musée, les œuvres issues de la première exposition à Paris, seront renouvelées, complétées et transposées dans de nouveaux formats adaptés à l'architecture et aux perspectives de ce nouvel espace", expliquent les organisateurs.

De 'Angelus' de Othman Taleb au "Festin des affamés" de Hela Lamine, l'exposition se veut être une maturation des projets initialement exposés à Paris.

"C'est un travail dans le temps, qui n'est pas figé, un 'work in progress'. Progressivement, on a pu évoluer et mûrir", confie l'artiste Othman Taleb.

Pour Ali Tnani, grâce à l'espace d'art parisien Glass Box en 2014 et au musée du Bardo dans quelques jours, cette exposition lui a "permis de concrétiser un projet qui nécessitait une approche autre que classique, les lieux d'exposition m'ont permis de développer mon travail."

Vous assisterez, à "un aboutissement, mais qui se passe au Bardo, il y'a automatiquement plus d'engagement et un dialogue avec l'actualité."

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