MAROC
14/12/2015 08h:46 CET | Actualisé 14/12/2015 08h:47 CET

Immigration, libertés individuelles, religion... Abdellah Taïa se confie

LITTÉRATURE - C’est à Casablanca, à l’occasion de l’Escale Littéraire organisée au Sofitel, que l’écrivain Abdellah Taïa est venu présenter jeudi dernier son cinquième roman paru en janvier 2015 aux éditions du Seuil et qui paraîtra en format poche en janvier 2016. "Un pays pour mourir", c’est avant tout des fragments de vie qui s’entrechoquent violemment les uns contre les autres. Un roman qui suit le parcours d’émigrés, rêveurs et invisibles dans leur dernier combat. Zahira, une prostituée marocaine en fin de carrière, est une femme généreuse malgré les humiliations et la misère.

Son ami Aziz, sur le point de changer de sexe, est dans le doute. Mojtaba, un révolutionnaire iranien homosexuel qui a fui son pays, croise son chemin et loge chez elle durant le mois du ramadan. Allal, son premier amour, va lui quitter le Maroc pour la retrouver. Les destins fracassés d’hommes et de femmes poussés vers l’occident par la misère de leur sort et qui se heurtent à un univers postcolonial qui ne les reconnaît pas, qui ne les comprend pas et où trouver sa place s’avère impossible. Immigration, exil, libertés individuelles au Maroc, religion… Lors de cette Escale Littéraire, Abdellah Taïa s’est confié au HuffPost Maroc. Entretien.

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