MAROC
14/12/2015 13h:05 CET | Actualisé 14/12/2015 13h:09 CET

Un accord pour sortir la Libye de la crise sera signé au Maroc

Un accord pour sortir la Libye de la crise sera signé au Maroc
AFP
Un accord pour sortir la Libye de la crise sera signé au Maroc

LIBYE - Un accord entre les deux parlements rivaux libyens, parrainé par l'ONU, sera signé le 16 décembre prochain à Skhirat (entre Rabat et Casablanca), ville qui a accueilli ses derniers mois les pourparlers de paix inter-libyens sous l'égide de la Mission d'appui des Nations unies en Libye (MANUL).

A travers cet accord, l'ONU prévoit la formation d'un gouvernement d'entente nationale afin de sortir la Libye de la crise, et ainsi contribuer à la stabilisation d'un pays devenu le fief de l'organisation Etat islamique au Maghreb.

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"Le temps est compté alors que le pays est confronté à des défis de plus en plus nombreux, y compris la souffrance continue de sa population à la suite du conflit, la montée en puissance du danger terroriste représenté par Daech et la menace de l'effondrement économique", avait annoncé Bernardino Leon, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en août 2015, à la veille du lancement d'un nouveau cycle de dialogue entre les deux parlements rivaux en Libye.

Des inquiétudes subsistent en revanche quant au volet sécuritaire. "Tout le monde est conscient du fait qu'un manque de soutien à cet accord ne servira que les intérêts de Daech en Libye, qui veut faire de ce pays une base arrière pour son expansion dans la région", a souligné le ministre des Affaires étrangères et de la coopération Salaheddine Mezouar, ajoutant que le Maroc soutiendra la Libye et notamment sur le front de la formation dans le domaine sécuritaire.

Daech marque son territoire en Libye

Implanté au niveau du littoral libyen, le groupe Etat islamique serait en train de progresser "vers l'intérieur" du pays selon Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense. Une expansion qui a pour premier objectif de leur assurer l'accès à des puits de pétrole.

Le ministre de la Défense français a d'ailleurs souligné sur les ondes de la station radio RTL que les Libyens ont les moyens de s'opposer eux-mêmes à cette invasion, "pour peu qu'ils cessent de se combattre". Les deux parlements, l'un dans la capitale et l'autre reconnu par la communauté internationale n'ont, en effet, cessé de se disputer le pouvoir depuis la chute du colonel Mouammar Kadhafi.

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