ALGÉRIE
14/12/2015 10h:23 CET | Actualisé 14/12/2015 11h:28 CET

Ali Benhadj "interdit de se rendre à la mosquée le vendredi" : la LADDH dénonce une atteinte aux droits d'un citoyen

Echourouk online

L'ex numéro deux du front islamique du salut dissous (FIS) serait sujet à des "harcèlements policiers" et "interdit de se rendre à la mosquée". La ligue algérienne des droits de l'Homme (LADDH) a été saisi, dans ce sens, par la famille du concerné, annonce un communique signé par le président de la ligue Nourredine Benissad.

Selon les informations parvenues à la LADDH de la famille, Ali Benhadj ferait objet ces dernières semaines "de harcèlements récurrents".

Selon la même source, Ali Benhadj "est empêché par les forces de sécurité d'effectuer sa prière du vendredi dans les mosquées, sous motif de l'empêcher de tenir des "Halakates" répétitives".

Dans le même communiqué on évoque une sorte de "régime de résidence surveillé qui ne dit pas son mon, d'où les entraves répétées à ses déplacements les plus ordinaires".

La LADDH considère que "ces restrictions portent atteinte à la liberté de circulation et de culte du citoyen Benhadj. Des libertés pourtant garanties, à l'ensemble des citoyens, par la Constitution algérienne et les Conventions internationales des droits de l'Homme, ratifiées par notre pays".

Pour la LADDH ces pratiques relaveraient de "l'état d'urgence" pourtant ""abrogé il y a plus de trois années".

La LADDH qui relève le caractère extrajudiciaires de ces pratiques, rappelle que "seule la justice pourrait priver une personne de ses droits rappelle que dans un Etat de droit , seule la justice devrait priver les citoyens de leurs droits civiques et politiques selon le principes cardinal de la justice: pas de peine sans texte de loi."

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