MAROC
10/12/2015 08h:46 CET | Actualisé 10/12/2015 08h:48 CET

"A fine a khouna?", une série qui montre qu'on peut voyager loin avec peu de moyens

ÉVASION - "Il ne faut pas être nécessairement riche pour vivre une aventure à des milliers de kilomètres de chez soi", annonce d'emblée Khalid MJ, qui se fait appeler "Khouna" dans "A fine a khouna?", une série de capsules qui suit le trentenaire lors de son voyage en Thaïlande dont le premier épisode sera diffusé le 11 décembre sur les réseaux sociaux.

Cet agent immobilier a décidé de se rendre en Thaïlande durant tout le mois de novembre pour découvrir ce pays d’Asie du Sud-Est tout en minimisant ses dépenses. "Je suis en freelance, ce qui fait que je n'ai pas d'engagement à plein temps. C'est ce qui m'a permis de concrétiser ce projet", nous confie le jeune homme, 31 ans.

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L’objectif est aussi de "montrer aux internautes que l'on peut voyager sans beaucoup de moyens et découvrir le mode de vie des habitants en faisant du volontariat", nous explique Patrick Arnoux Mohamed, réalisateur de cette série de mini reportages et compagnon de route de "Khouna".

Vivre comme les locaux

Dans chacun des dix épisodes de la première saison qui durent en moyenne 2 minutes, cet Ibn Battuta des temps modernes va travailler dans plusieurs établissements et institutions thaïlandaises afin de s'assurer un logement, mais aussi de découvrir la culture locale, selon le réalisateur de ce projet. "Entreprendre des actions pareilles permet de vivre comme un local mais aussi de faire des économies."

Pourquoi la Thaïlande? "C'était plus simple. Les gens se font filmer facilement. Ils sont cool et souriants ", répond le réalisateur qui évoque également "un niveau de vie pas cher et des procédures de visa qui ne sont pas compliquées".

Dans le premier épisode, "Khouna" travaille à mi-temps dans une maison d'hôte familiale qui lui offre une chambre. Des instants de partage qui peuvent être émouvants, comme c'est le cas dans l'épisode 7 où le voyageur travaille dans un orphelinat qui avait accueilli des enfants ayant perdu leurs parents lors du tsunami qui avait frappé le pays en 2004. "Khalid leur a préparé un couscous. Ils étaient très curieux et heureux de découvrir un plat qu'ils n'avaient jamais dégusté auparavant", se remémore Patrick Arnoud Mohamed.

Un projet autofinancé

Cet épisode fait d'ailleurs écho à une vidéo de promotion postée dans le passé où "Khouna" effectuait un micro-trottoir pour demander aux passants ce qu'il devrait offrir aux enfants d'un orphelinat thaïlandais. Car la plupart des établissements qui ont accueilli Khalid MJ ont été contactées au préalable. "Il fallait leur présenter le projet et voir si ça les intéresse", nous explique le réalisateur qui rajoute que "la plupart des lieux où Khalid MJ a travaillé ont été contactés via le site help.net, qui met en relation des volontaires et des hôtes".

Pour le réalisateur et le voyageur, qui se sont rencontrés dans une salle de sport à Marrakech, où tout deux sont installés, il était nécessaire d'être indépendant pour ce projet. "Nous avons autofinancé cette série de reportages pour pouvoir transmettre les images qu'on voulait", nous explique Patrick Arnoud Mohamed.

Une deuxième saison est déjà prévue et devrait zoomer sur une nouvelle destination. "Nous attendons de voir la réaction des gens, et leur demander par la suite quelle destination ils aimeraient découvrir", annonce le jeune réalisateur qui a déjà une idée sur les prochains pays qu'il souhaiterait filmer. "Dans l'idéal, j'aimerais bien que cela se fasse au Japon, même si le niveau de vie est supérieur. Le Pérou et le Népal sont aussi des destinations intéressantes."

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