MAROC
10/12/2015 14h:05 CET | Actualisé 10/12/2015 14h:49 CET

Les syndicats ne lâchent rien et annoncent une nouvelle grève générale pour janvier (INTERVIEW)

DR

MOUVEMENT SOCIAL - Les quatre principales centrales syndicales du pays ont appelé à une grève le 10 décembre dans la fonction publique et les collectivités locales. Abderrahim Ikbal de l’Union marocaine du travail (UMT) explique pourquoi la grogne des syndicats est partie pour durer.

HuffPost Maroc: Pourquoi avoir appelé à une grève générale le 10 décembre?

Abderrahim Ikbal: C’est en réaction à la manière dont le gouvernement gère le dossier de la réforme de la retraite. Le gouvernement fait ses réformes impliquer les partenaires sociaux et ceci est contraire à la constitution de 2011. Nous refusons l’exclusion et exigeons le respect des acquis des travailleurs. Nous pensons que le dialogue social doit être intégré dans la méthodologie de travail du gouvernement pour avoir de bons résultats.

Quel bilan faites-vous de cette grève?

La grève a mobilisé toutes les centrales syndicales marocaines à part l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM), qui un allié du gouvernemental. En revanche, l’Union marocaine du travail (UMT), la Confédération démocratique du travail (CDT), l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), la Fédération démocratique du travail (FDT) ont répondu présent.

Quel sera la prochaine étape?

Cette grève est un avertissement pour tirer la sonnette d’alarme sur la suspension du dialogue social, les décisions unilatérales du gouvernement, l’absence d’une politique sociale équitable et les atteintes aux libertés syndicales. Dans un premier temps, elle a concerné la fonction publique et les collectivités locales. La prochaine étape sera d’organiser une nouvelle grève nationale générale dans les secteurs privé et public, dans les ministères, les établissements publics et semi-publics et les collectivités locales.

Avez-vous déjà fixé une date pour la prochaine grève ?

Si on n’a pas de réponse du gouvernement après cette grève du 10 décembre, nous appellerons à une autre grève nationale générale pour début janvier.

Galerie photo Manifestation pour les libertés individuelles à Casablanca Voyez les images

LIRE AUSSI:Dialogue social: Les syndicats sortent la carte de la grève pour faire pression sur Benkirane