MAROC
09/12/2015 06h:57 CET

Les objectifs de l'ANAPEC pour booster l'emploi d'ici 2020

Les objectifs de l'ANAPEC pour booster l'emploi d'ici 2020
Les objectifs de l'ANAPEC pour booster l'emploi d'ici 2020

TRAVAIL - Après le ministre de l'Emploi Abdeslam Seddiki, qui avait confié au HuffPost Maroc qu'il souhaitait faire passer le chômage en dessous de 5% en 2020 contre environ 10% actuellement, c'est au tour de l'ANAPEC (agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences) de dévoiler son plan pour booster l'emploi dans les cinq prochaines années.

Lors d'une conférence de presse organisée mardi 8 décembre à Rabat, le ministre de l'Emploi et des Affaires sociales et le directeur général de l'ANAPEC Anass Doukkali ont présenté le Plan de Développement pour la période 2016-2020, "feuille de route" de l'opérateur public pour les cinq ans à venir.

Parmi les principaux objectifs visés par l'ANAPEC figurent l'insertion de 445.000 personnes dans la vie active, l'amélioration de l'employabilité de 554.000 jeunes chercheurs d'emploi et l'accompagnement de 20.000 porteurs de projets d'auto-emploi.

Une meilleure visibilité

Autre grand axe développé par l'ANAPEC: améliorer sa visibilité et son accessibilité en agrandissant sa couverture territoriale aux villes de plus de 20.000 habitants et en créant des agences mobiles "pour rapprocher l'emploi du monde rural dans l'objectif de réduire les disparités territoriales en matière d'emploi".

Ce plan de développement s'inspire dans la stratégie nationale pour l'emploi à l'horizon 2025 dévoilée par le ministre, qui repose notamment sur trois piliers: lutter contre les discriminations fondées sur le genre en facilitant l'accès des femmes aux postes d'emploi, assurer une formation de qualité adéquate avec les besoins du marché et protéger davantage les salariés (régime d’assurance, couverture médicale...).

Selon l'étude de diagnostic sur la situation de l'emploi au Maroc publiée en 2014 par le ministère de l'Emploi, "le taux d’activité dans le royaume est l’un des plus bas au monde, surtout en raison de la faible participation des jeunes et des femmes au marché du travail. Le taux d’activité des femmes est l’un des plus faibles dans la région MENA, soit 25% (18% dans les villes et 36% dans les campagnes). Seul un tiers des jeunes (15 à 24 ans) participe au marché du travail (44% en milieu rural et 24% en milieu urbain)".