ALGÉRIE
08/12/2015 16h:54 CET

Aqmi a assassiné trois hommes accusés "d'espionnage" pour la France et la Mauritanie

Droudkel, le chef d'AQMI
AFP
Droudkel, le chef d'AQMI

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a affirmé avoir assassiné trois hommes – un Mauritanien et deux Maliens – qu’elle accuse de l’avoir "espionnée" au profit de la Mauritanie et de la France, dans une vidéo consultée par l’AFP mardi, une dizaine de jours après avoir revendiqué l’exécution de deux hommes pour les mêmes motifs.

La vidéo de près de 23 minutes, intitulée "Les traîtres", diffusée dimanche sur YouTube et supprimée mardi après-midi par le site, montre l’exécution sommaire des trois hommes, devant une assistance, sans indication permettant de savoir quand et où elle a été tournée.

D’après ce film, le Mauritanien tué est Mohamed Ould Habib, frère de Maarouf Ould Haiba, un des membres d’Al-Qaïda condamnés à mort pour l’assassinat de quatre touristes français en 2007 à Aleg (sud de la Mauritanie). Un des deux Maliens assassinés a été identifié comme Mohamed Taher Attargui.

Un responsable d’Aqmi, Abou Abderrahmane al-Sanhaji, y fustige "les espions" qui, dit-il, "sont les yeux de l’ennemi, lui permettant de déterminer les positions des chefs du jihad ".

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Dans un communiqué diffusé le 27 novembre par l’agence de presse privée mauritanienne Al-Akhbar, Aqmi avait affirmé avoir tué en octobre deux hommes qui selon le groupe "collectaient des renseignements sur ses positions pour les fournir ensuite aux Français"» et menaçant de continuer à "traquer les collaborateurs avec les Français ou avec d’autres apostats".

Ces deux hommes, Mohamed Ag Abdellah et Fajr Ag Sidi Mohamed, tués respectivement au Mali et en Algérie, étaient d’après Al-Akhbar deux Touareg originaires du nord du Mali.

La France est engagée militairement au Mali depuis le déclenchement, en janvier 2013, d’une opération internationale contre les groupes jihadistes, qui se poursuit actuellement. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Les groupes islamistes extrémistes ont été dispersés et en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement de l’opération internationale contre eux. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

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