ALGÉRIE
04/12/2015 10h:32 CET | Actualisé 04/12/2015 10h:32 CET

Le groupe britannique Incognito clôture en beauté le 13e Dimajazz de Constantine

APS

Le 13ème festival international de jazz de Constantine DimaJazz s'est clôturé en beauté la nuit dernière à la salle Ahmed-Bey à Constantine. Pour la tombée de rideau le public avait droit à de l'acid jazz avec des relents de soul et de funk, distillé à plein décibels par le groupe britannique Incognito.

Jean-Paul "Bluey" Maunick, fondateur du groupe en 1981, ses chanteurs et ses musiciens ont justifié le talent que leur reconnaissent tous les spécialistes. Les 3.000 personnes qui ont empli la nuit dernière la salle de constantinoise n’avaient d’yeux et d’oreilles que pour eux.

Deux chanteurs, Toni et Chris, et une chanteuse, Imany, accompagnés de musiciens tirant la quintessence de la batterie, de la guitare, du trombone, du saxophone, de la trompette et de la basse, ont plongé la salle dans une sorte d’état second, le public semblant captivé par la maîtrise et le feeling du groupe.

Après un ou deux "tours de chauffe", les musiciens passent à la vitesse supérieure avec des titres puisés de leurs anciens et nouveaux albums: "Always there", "Everyday", "Rich out", "I see the sun" ainsi que "I will", en hommage à Stevie Wonder et "Brazilian love affair" en guise de clin d’oeil à George Duke.

Le public, conquis et insatiable, en redemandait à chaque fin de morceau encore et encore.

A la fin du spectacle, rapporte l'Agence de presse algérienne (APS), le chef et fondateur du groupe, Jean-Paul Maunick, alias "Bluey", dira que la musique "renforce les liens entre les peuples puisque l’amour domine toujours la haine".

Pour lui, les changements opérés continuellement dans la composante du groupe obéissent à une "conception" propre à Incognito: "si je déniche, par exemple, une personne qui a une belle voix, qui qu’elle soit, je n’hésite pas à l’intégrer dans le groupe, nous ne sommes pas des politiciens mais des musiciens", dira-t-il encore.

Le coup d’envoi de la 13ème édition de ce festival, dédié cette année à la Palestine et au regretté Aziz Djemame, disparu il y a déjà 10 ans, membre fondateur de l’association Limma qui a donné naissance au Dimajazz, avait été donné le 27 novembre dernier.

Le DimaJazz 2015 aura tenu toutes ses promesses. De la qualité du plateau proposé au challenge relevé de remplir chaque soir la grande salle de spectacles Ahmed-Bey qui, les organisateurs ont réussi leur pari.

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