ALGÉRIE
04/12/2015 07h:39 CET | Actualisé 04/12/2015 08h:17 CET

Au CPP: batailles âpres sous le 4ème mandat de Zighoud Youcef aux Tagarins

De quoi les procès et condamnations de généraux sont-ils les signes ? La bronca des députés de l'opposition contre le projet de loi de finances est-elle un épiphénomène d’une fausse vie politique où chacun assume sa partition dans un jeu de rôle préalablement distribué ?

"L'Algérie est dans l'après Bouteflika, c'est ce qui fait l’âpreté des batailles" a estimé Saïd Djaafer. C’est ce qui explique, selon El Kadi Ihsane la manière "brutale" dont se gèrent les différends avec des procès de généraux.

Mohamed Iouanoughène qui a joué le "rôle de Abed Charef" absent au cours de l’émission, souligne que ce n’est pas le premier bras de fer au sein de l’armée en citant notamment l’affaire Belloucif.

La seule vraie évolution, tempère-t-il, est que les choses sont abordées dans la presse et font l’objet de débat. Les autres participants ne sont pas d’accord. Il y a bien un état de crise où les deux ressorts qui ont permis au régime de se relancer dans les années 2000 -la rente et l’effet Bouteflika- s’épuisent.

Hacène Ouali note qu’Amar Saadani continue à faire le "procureur" et à attaquer le général Toufik qu’il présente comme étant le grand manipulateur.

Ihsane El Kadi souligne que les procès et condamnations de généraux ne cadrent avec le mode de gestion habituel des différends à l’intérieur du régime. "On est passé d’un style policé à un style brutal", a-t-il noté en relevant que cela fait le lien avec "les 19 et l’état de santé Bouteflika… Les proches du président disent qu’il y a des décisions qui ne lui ressemblent pas du tout…". "Embastiller des généraux de cette façon n’est-il pas le style de Gaïd Salah qui règle ses comptes qui profite de la faiblesse de Bouteflika" ?

A cette question, Hacène Ouali relève que pour certains la "mort politique du général Toufik est l’acte de naissance de Gaid Salah".

"On est dans l'après Bouteflika et c'est ce qui fait l’âpreté des batailles", résume Said Djaafer. "Le régime est toujours dans sa logique, il fait croire à une lutte mais finira par trouver un candidat unique" estime de son côté Mohamed Iouanoughène.

En deuxième partie, le CPP est descendu des Tagarins (MDN) à Zighoud Youcef (APN). Avec presque la même question : est-ce un jeu de rôles classique ou bien un signe que cette institution dépouillée de ses vraies prérogatives est le théâtre d’une bataille essentielle pour une réhabilitation du politique ?

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