MAGHREB
02/12/2015 09h:53 CET

Les prochains jours seront cruciaux pour la Tunisienne du CICR enlevée au Yémen

Wikicommons

L'enlèvement d'une employée tunisienne du CICR mardi au Yémen confirme la "situation extrêmement fragile" dans ce pays pour

les travailleurs humanitaires et les prochains jours sont cruciaux pour obtenir sa libération, a souligné mercredi le directeur général du CICR Yves Daccord.

Dans un entretien avec l'AFP, le directeur du Comité International de la Croix Rouge a souligné combien "la situation au Yémen est extrêmement fragile pour une organisation comme le CICR et le Croissant rouge national".

"Quand quelque chose comme cela se produit, l'enlèvement de collègues, c'est toujours un choc. Il nous faut nous regrouper immédiatement et essayer de comprendre ce qui c'est produit. Nous en sommes là aujourd'hui", a déclaré M. Daccord après l'enlèvement mardi de deux membres du CICR dans la capitale yéménite Sanaa.

L'un d'eux, de nationalité yéménite, a été libéré peu après, mais l'autre, une Tunisienne, est "toujours détenue".

La porte-parole de l'organisation dans la région, Mme Rima Kamal, avait déclaré que le CICR ne connaissait ni l'identité des ravisseurs ni les raisons de cet enlèvement survenu alors que le Yémen est ravagé par un conflit meurtrier depuis mars.

"Généralement vous avez deux ou trois jours pour essayer de contacter" ceux qui ont commis cet enlèvement, si "cela prend plus de quatre cinq jours on se trouve dans une dynamique totalement différente, et nous le savons", a souligné le numéro deux de l'organisation humanitaire internationale dont le siège est à Genève.

Depuis plus d'un an, Sanaa est entre les mains des rebelles chiites Houthis qui contrôlent d'autres provinces du pays.

En septembre, deux employés du CICR avaient été tués par balles dans des véhicules clairement marqués au nord de Sanaa et plus tard ce même mois deux volontaires yéménites du Croissant rouge avaient été tués par une frappe aérienne saoudienne.

Fin août, des hommes armés avaient attaqué le bureau local du CICR à Aden, deuxième ville du Yémen, dans le sud, et avaient emporté des équipements et de l'argent

M. Daccord a précisé que 140 incidents violents avaient affecté des installations de santé cette année au Yémen.

En dépit des difficultés croissantes de travailler le CICR demeure "très bien implanté au Yémen", avec la capacité de travailler avec toutes les parties, a affirmé M. Daccord.

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