ALGÉRIE
02/12/2015 05h:02 CET | Actualisé 02/12/2015 05h:02 CET

Les pays voisins de la Libye appellent à une coordination face au "terrorisme"

APS

Les pays voisins de la Libye ont appelé le 1er décembre à Alger à l'"intensification et la coordination" des efforts pour lutter contre

l'expansion du "terrorisme" dans ce pays en proie au chaos et divisé entre deux gouvernements rivaux.

Une réunion axée sur la crise libyenne rassemblait des ministres et représentants de l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte, le Soudan, le Niger, le Tchad, ainsi que de l'Union africaine et de la Ligue arabe.

Y participait également le nouveau représentant des Nations unies pour la Libye, l'Allemand Martin Kobler, qui tente de mettre en place un gouvernement d'union nationale.

L'Algérie qui a abrité cette réunion a appelé les libyens à "transcender leurs divergence" en vue de la restauration de la paix et de la stabilité dans ce pays.

"Nous appelons nos frères libyens à transcender leurs divergences car nous sommes convaincus qu'ils ont la capacité et la volonté de mettre la Libye au dessus de tout", a déclaré le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel lors la 7ème réunion ministérielle ordinaire des pays voisins de la Libye.

Il ajouté que l'intérêt national libyen dépassait "de loin les ambitions des uns et des autres", précisant que "sous la houlette des Nations unies, ce qui était déjà prêt comme travail doit être consolidé".

"Il y a également urgence (à trouver la solution à la crise libyenne) car de plus en plus les jours passent, et plus la dérive devient de plus en plus palpable et le péril devient de plus en plus grand", a-t-il dit.

Dans leur communiqué final, les participants ont fait part de leur "grande inquiétude face à l'expansion du terrorisme en Libye", appelant à l'"intensification et la coordination" des efforts pour lutter notamment contre les groupes jihadistes Etat islamique (EI) et Ansar Asharia.

Ils ont en outre affirmé "la détermination de leurs pays à apporter leur plein soutien aux autorités libyennes dès l'installation du gouvernement d'entente nationale et à les accompagner dans leurs efforts de reconstruction".

Livré aux milices depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, le pays compte deux gouvernements se disputant le pouvoir --l'un basé à Tripoli, l'autre reconnu par la communauté internationale installé dans l'est du pays--, mais est aussi le théâtre de violents combats entre différents groupes armés.

Profitant de l'anarchie, l'EI, qui contrôle déjà de vastes pans de territoire en Irak et en Syrie, s'est emparé en juin de Syrte, à 450 km à l'est de la capitale Tripoli.

En "l'absence d'une solution consensuelle et d'un règlement politique, la situation (...) risque de se détériorer au profit des groupes terroristes", a déclaré le ministre algérien des Affaires maghrébines Abdelkader Messahel, cité par l'agence de presse algérienne (APS). La poursuite du conflit "accroîtra les menaces qui pèsent sur l'ensemble de la région", a-t-il poursuivi.

M. Kobler s'est dit de son côté "convaincu" que le peuple libyen souhaite la concrétisation d'un accord, tout en regrettant qu'"il n'y ait pas de consensus".

Le prédécesseur de M. Kobler, Bernardino Leon, a tenté en vain ces derniers mois de décrocher auprès des protagonistes un accord pour un gouvernement d'union.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a estimé samedi qu'il n'y avait "pas d'échéance" pour la formation d'un tel gouvernement. "Si on doit parler d'échec, c'est un échec des Libyens", a déclaré M. Ban, interrogé sur la chaîne de télévision France 24.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.