28/11/2015 07h:33 CET | Actualisé 28/11/2015 07h:33 CET

La Samir en crise: l'Etat envisage de construire une raffinerie à Jorf Lasfar

Une deuxième raffinerie pour pallier les défaillances de la Samir?
Une deuxième raffinerie pour pallier les défaillances de la Samir?

INDUSTRIE - La "déconfiture" étant définitivement actée, les autorités publiques envisagent l’option d’une nouvelle raffinerie qui serait basée à Jorf Lasfar (plus grand port minéralier de l'Afrique, situé à 17 km d’El Jadida).

Ces propos ont été prononcés par le ministre de l’Energie et des mines, Abdelkader Aamara, le 26 novembre lors d’un dîner débat sur "les enjeux de la libéralisation" organisé par l’hebdomadaire économique La Vie Eco.

Il faut dire que l’unique raffinerie du pays "n’est plus une option envisageable sur le plan technique et financier". La Société anonyme marocaine de l'industrie du raffinage (Samir), "valorisée à 10 milliards de dirhams, tout actif confondu", a aujourd’hui des dettes culminant à "plus de 43 milliards de dirhams", a rappelé Amara, rapportent nos confrères de La Vie Eco.

Et le ministre d’ajouter: "plutôt que d’injecter cette somme colossale dans le sauvetage d’une infrastructure dont la validité technique reste à prouver, l’Etat envisage une nouvelle installation qui sera certainement plus performante et moins coûteuse".

Alors que la Samir a stoppé ses activités de raffinage depuis bientôt 4 mois, cette option fait de plus en plus son chemin chez les autorités marocaines. Mais l’idée n’est pas nouvelle: elle avait déjà été évoquée au lendemain des deux incendies qui avaient causé d’importants dégâts sur le site de la raffinerie de Mohammedia, en 2002 puis en 2003.

"Une deuxième raffinerie a bel et bien sa place dans le marché national et peut prendre 20 à 25% des parts, voire plus si demain elle est en meilleure compétition par rapport à la raffinerie déjà existante", avait déclaré en 2010 l’ancien ministre de l’Energie, Amina Benkhadra, dans les colonnes de L’Economiste.

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