ALGÉRIE
27/11/2015 02h:39 CET | Actualisé 27/11/2015 02h:39 CET

La France rend un hommage "national et solennel" aux victimes du 13 novembre

Le président François Hollande lors d'une cérémonie militaire le 19 novembre 2015 dans la cour des Invalides à Paris
AFP
Le président François Hollande lors d'une cérémonie militaire le 19 novembre 2015 dans la cour des Invalides à Paris

Deux semaines jour pour jour après les attentats de Paris et de Saint-Denis, la France rend un hommage "national et solennel", vendredi aux Invalides, aux 130 morts et quelque 350 blessés dénombrés lors de ces attaques jihadistes.

François Hollande présidera cet hommage, de retour de Moscou où il a poursuivi jeudi une offensive diplomatique visant à renforcer la coalition militaire internationale contre le groupe Etat islamique (EI), qui a revendiqué ces attentats.

Plus de 2.000 personnes sont attendues dans la cour d'honneur de l'Hôtel national des Invalides pour cette cérémonie, à commencer par les familles des victimes et des blessés. L'Elysée a souhaité une cérémonie de près d'une heure, "sobre, grave et solennelle".

Ces personnes prendront place dans une vaste tribune érigée dans le sens de la longueur de la cour, aux côtés des membres du gouvernement et de représentants de "l'ensemble des autorités de l'Etat prévues par le protocole de la République", selon la présidence.

Ont été conviés parlementaires, corps constitués, anciens présidents de la République et Premiers ministres, représentants des partis politiques, du corps diplomatiques et des services de secours et de police intervenus lors des attentats.

Le président de la République fera son entrée aux Invalides à 10H30 précises. Après les honneurs militaires qui lui seront rendus par un détachement de la Garde républicaine et une Marseillaise, les noms des 130 personnes tuées dans les attentats seront égrenés. Puis le chef de l'Etat prendra la parole pendant une vingtaine de minutes pour "rendre hommage aux personnes décédées et blessées et, à travers elles, à la génération qu'elles représentaient", explique-t-on à l'Elysée.

"Même s'il y a une grande diversité d'âges, d'origines et de parcours, ce qui ressort, c'est leur jeunesse", 35 ans en moyenne, souligne un proche du président.

"Prière solennelle"

Mais François Hollande, précise-t-il, adressera plus largement encore "un message à la France puisque c'est un mode de vie, des valeurs, une histoire et une culture qui ont été frappés le 13 novembre".

Le chef de l'Etat devait mettre la dernière main à son discours dans l'avion le ramenant de Moscou et jusqu'au matin, selon son entourage.

François Hollande a invité tous les Français à se joindre à cet hommage national en pavoisant leur domicile avec le drapeau tricolore.

De nombreux responsables politiques ont annoncé leur intention de suivre ce mot d'ordre, parmi lesquels Jean-Christophe Cambadélis (PS), Valérie Pécresse et Nathalie Kosciusko-Morizet (Les Républicains), Marine Le Pen (FN), Emmanuelle Cosse (EELV) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France).

Le recteur de la grande mosquée de Paris Dalil Boubakeur a appelé pour sa part tous les imams de France à s'associer vendredi à une "prière solennelle" en hommage aux victimes.

Quelques fausses notes toutefois dans cette unanimité : une poignée de familles de victimes ont refusé de s'associer à cet hommage, tel le journaliste Jean-Marie de Peretti, qui a déploré l'absence de "décisions fortes" au lendemain de l'attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier.

Dans le même temps, la mobilisation internationale contre l'EI se poursuit. La chancelière allemande Angela Merkel avait promis de répondre "vite" à la demande d'assistance de François Hollande, qui la recevait mercredi soir à l'Elysée.

Et dès jeudi, Berlin a proposé de déployer une frégate et des avions de reconnaissance et de ravitaillement pour participer au combat contre l'EI en Syrie.

A Londres, le Premier ministre britannique David Cameron a exhorté son Parlement à autoriser l'aviation militaire britannique à frapper "ces terroristes au coeur".

La tension s'est en revanche quelque peu relâchée à Bruxelles, ou la menace terroriste à été abaissée d'un cran, à 3 sur une échelle de 4, permettant à la vie de reprendre son cours dans la capitale belge.

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