MAGHREB
26/11/2015 14h:00 CET | Actualisé 27/11/2015 02h:07 CET

Tunisie: Assignation à résidence pour les Tunisiens de retour de zones de conflit

Wikipedia

Le ministre tunisien de l'Intérieur a affirmé jeudi, deux jours après l'attentat suicide de Tunis, que les Tunisiens de

retour de zones de conflit feraient l'objet d'une mesure "d'assignation à résidence" dans le cadre de la lutte antiterroriste.

"Il y a des mesures au niveau local (...) que nous avons commencé à prendre. Parmi elles, des mesures très importantes concernent l'assignation à résidence des personnes revenant des foyers de conflit", a déclaré Najem Gharsalli, cité par plusieurs médias locaux en marge d'une réunion au Parlement.

"Ce n'est pas par vengeance, cela facilite pour nous l'identification des mouvements de ces éléments, surtout que leurs mouvements peuvent constituer un danger pour la sécurité publique", a-t-il expliqué.

Selon M. Gharsalli, cela permet aussi "de garder (ces personnes) là où elles sont et de mener des opérations de sécurité, de parvenir à arrêter tout élément pouvant être impliqué dans une opération terroriste".

Ce pays fait face depuis sa révolution en 2011 à un essor de la mouvance jihadiste et des milliers de Tunisiens se trouvent en Irak, en Syrie et en Libye dans les rangs de groupes extrémistes, dont l'organisation Etat islamique (EI).

La Tunisie a été frappée mardi par une nouvelle attaque sanglante revendiquée par l'EI contre un bus de la sécurité présidentielle, en plein coeur de Tunis. Douze agents ont été tués.

De premières mesures ont été prises, avec la réinstauration de l'état d'urgence, un couvre-feu nocturne sur le grand Tunis ou encore la fermeture provisoire de la frontière avec la Libye.

Certaines voix ont toutefois jugé les décisions prises jusque-là "superficielles" et réclamé une stratégie antiterroriste globale.

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