ALGÉRIE
24/11/2015 11h:16 CET | Actualisé 24/11/2015 11h:16 CET

Avion russe abattu: un "coup de poignard dans le dos" qui aura des "conséquences sérieuses"

Russian President Vladimir Putin speaks with media in a joint press conference with his Iranian counterpart Hassan Rouhani, after signing documents during the Gas Exporting Countries Forum (GECF) in Tehran, Iran, Monday, Nov. 23, 2015. The meeting of the Gas Exporting Countries Forum (GECF) bring major producers such as Russia, Qatar and Algeria to Iran, which itself is the world's third largest producer after the U.S. and Russia. (AP Photo/Ebrahim Noroozi)
ASSOCIATED PRESS
Russian President Vladimir Putin speaks with media in a joint press conference with his Iranian counterpart Hassan Rouhani, after signing documents during the Gas Exporting Countries Forum (GECF) in Tehran, Iran, Monday, Nov. 23, 2015. The meeting of the Gas Exporting Countries Forum (GECF) bring major producers such as Russia, Qatar and Algeria to Iran, which itself is the world's third largest producer after the U.S. and Russia. (AP Photo/Ebrahim Noroozi)

Le président russe Vladimir Poutine a averti mardi Ankara des conséquences sérieuses sur leurs relations après "le coup de poignard dans le dos" infligé par l'armée turque, qui a abattu un avion de combat russe à la frontière syrienne.

"La perte d'aujourd'hui est un coup de poignard dans le dos qui nous a été porté par les complices des terroristes", a déclaré M. Poutine au début de ses entretiens avec le roi de Jordanie Abdallah II.

"Je ne peux qualifier autrement ce qu'il s'est passé aujourd'hui. (...) Nous ne tolérerons jamais que des crimes comme celui d'aujourd'hui soient commis", a poursuivi le président russe.

Un avion de combat russe Su-24 avec deux pilotes à bord a été abattu mardi par l'armée turque. Selon le président russe, l'avion a été touché en Syrie à un kilomètre de la frontière turque et s'est écrasé à quatre kilomètres, en territoire syrien. Ankara affirme que l'avion avait pénétré dans son espace aérien.

"Bien sûr, nous allons analyser tout ce qu'il s'est passé. Et cet événement tragique va avoir des conséquences sérieuses sur les relations russo-turques", a prévenu le chef de l'Etat russe.

Selon M. Poutine, l'avion et les pilotes russes ne menaçaient nullement la Turquie puisqu'ils remplissaient leur mission principale en frappant des groupes de combattants principalement composés de ressortissants russes dans le nord de la province de Lattaquié.

"Nous avons toujours eu avec la Turquie des bonnes relations de voisinage mais plus encore des relations amicales avec le gouvernement. Je ne sais pas qui avait besoin de ce qu'il s'est passé aujourd'hui. Sûrement pas nous", a asséné M. Poutine.

Le président russe a en outre regretté qu'Ankara ait demandé une réunion extraordinaire de l'Otan, dont elle est membre, au lieu de discuter de ce problème directement avec Moscou.

"Nous avons signé avec les Américains un accord sur la prévention des incidents dans le ciel syrien. La Turquie fait partie de ceux qui prétendent lutter contre le terrorisme dans la coalition américaine", a rappelé M. Poutine sans préciser en quoi cet accord concernait Ankara.

Selon des sources rebelles et des militants de l'opposition syrienne, un pilote russe de l'avion abattu a été tué tandis que le deuxième est porté disparu.

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