ALGÉRIE
24/11/2015 05h:43 CET | Actualisé 24/11/2015 07h:03 CET

Le Su-24 russe abattu par les Turcs se trouvait dans l'espace aérien syrien, selon Moscou

Un bombardier russe Sukhoi Su-24 décolle de la base aérienne de Hmeimim, dans la province de Lattaquié, en Syrie, le 3 octobre 2015
AFP
Un bombardier russe Sukhoi Su-24 décolle de la base aérienne de Hmeimim, dans la province de Lattaquié, en Syrie, le 3 octobre 2015

L'avion de combat Su-24 abattu par l'aviation turque appartient à l'armée russe mais n'a jamais quitté l'espace aérien syrien, a annoncé mardi le ministère russe de la Défense alors que la Turquie affirme que l'appareil a violé son espace aérien.

Il s'agit du premier avion russe abattu depuis le début de l'intervention militaire de Moscou en Syrie, commencée le 30 septembre à la demande du régime de Damas dont la Russie est un fidèle allié.

Aujourd'hui, sur le territoire syrien, à cause de tirs présumés venant du sol, un avion Su-24 appartenant aux forces aériennes russes déployés en Syrie, s'est écrasé, a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

Il se trouvait exclusivement dans l'espace aérien syrien, a souligné l'armée russe alors que des sources à la présidence turque ont affirmé que l'avion avait été abattu conformément aux règles d'engagement après avoir violé l'espace aérien turc malgré les avertissements.

Le sort des pilotes reste à définir. Selon des premières informations, les pilotes ont réussi à s'éjecter, a précisé le ministère russe de la Défense.

Selon des médias turcs, l'un des deux pilotes a été capturé par les rebelles en Syrie.

Lorsqu'il a été touché par des tirs, l'appareil se trouvait à 6.000 mètres, selon le ministère russe. Les circonstances de la chute de l'avion sont en train d'être déterminées, a-t-il ajouté.

Peu après avoir annoncé avoir abattu l'avion russe, la Turquie a décidé de saisir l'ONU et l'Otan, dont elle est membre.

Depuis le début de l'intervention militaire russe aux côtés du régime du président Bachar al-Assad fin septembre, les incidents de frontière se sont multipliés entre Ankara et Moscou.

Le 3 octobre dernier, des chasseurs turcs avaient intercepté un avion militaire russe engagé en Syrie qui avait violé leur espace aérien et l'avaient forcé à faire demi-tour. Moscou avait alors mis en cause les mauvaises conditions météo.

L'armée turque avait également abattu le 16 octobre un drone de fabrication russe qui avait pénétré dans le ciel turc. Washington l'avait identifié avec quasi-certitude comme appartenant à l'aviation russe, ce que Moscou a toujours nié.

La tension entre les deux pays s'est encore accrue ces derniers jours, après une série de bombardements russes qui ont, selon Ankara, visé des villages de la minorité turcophone de Syrie. La Turquie a convoqué vendredi l'ambassadeur russe pour le mettre en garde contre les sérieuses conséquences de cette opération.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.