ALGÉRIE
22/11/2015 04h:31 CET | Actualisé 22/11/2015 04h:31 CET

Menacée par des attentats, Bruxelles vit encore au ralenti

Reuters

La ville de Bruxelles va passer dimanche 22 novembre une deuxième journée en alerte maximale, avec métros et magasins fermés et forces de l'ordre massivement déployées, par crainte d'une réplique des attentats de Paris, dont un suspect-clé est toujours traqué.

Face à une menace "imminente", le gouvernement belge avait relevé dans la nuit de vendredi à samedi son niveau d'alerte terroriste à 4 pour la région bruxelloise, l'aéroport de Bruxelles et la commune flamande de Vilvorde, d'où sont issus plusieurs jeunes qui se sont radicalisés.

Cette décision a été prise en raison d'un "risque d'attentat tel que déroulé à Paris", a indiqué, l'air grave, le Premier ministre Charles Michel, avec pour cibles potentielles "les rues commerçantes, les manifestations, les lieux animés et les transports".

Selon le journal belge Le Soir, deux hommes serait traqué alors que France Info parle d'une dizaine de suspects recherchés par la police.

Mesure la plus spectaculaire: la fermeture de toutes les stations de métro, au moins jusqu'à dimanche après-midi, avant une nouvelle réévaluation de la situation par les autorités. Le Premier ministre doit présider dimanche une réunion du Conseil national de sécurité.

Les centres commerciaux, les complexes cinémas, la plupart des musées sont également restés porte close samedi. Les marchés, les compétitions sportives ont aussi été annulés, donnant à Bruxelles des allures de ville morte. Un concert de Johnny Hallyday a également été annulé samedi soir dans la capitale, où un important dispositif policier et militaire était déployé. Et samedi soir, sur recommandation du bourgmestre (maire) de Bruxelles, la plupart des cafés et restaurants du centre-ville ont fermé leurs portes.

L'introuvable suspect

Parallèlement, la traque de Salah Abdeslam, qui a joué au minimum un rôle de logisticien dans les attentats de Paris, s'est poursuivie samedi. Ce suspect, qualifié d'"ennemi public numéro un" par la presse belge, reste introuvable huit jours après les attentats de Paris qui ont fait 130 morts. Son frère Brahim s'était fait exploser dans un restaurant vendredi 13 novembre.

Français vivant en Belgique, Salah Abdeslam est soupçonné d'avoir convoyé les kamikazes qui se sont fait exploser aux bords du Stade de France. Il aurait ensuite été exfiltré par deux hommes vers la Belgique. Il était "extrêmement énervé" et "peut-être prêt à se faire sauter", a déclaré sur la chaîne de télévision LCI Carine Couquelet, l'avocate d'un des hommes qui affirment l'avoir aidé à fuir vers la Belgique.

Les trois passagers ont dans tous les cas "très peu parlé" durant le trajet. "Mais mon client a eu fort peur", a-t-elle ajouté. "Mon client ne parle pas d'armes, mon client parle d'une grosse veste" portée par Salah Abdeslam, cachant "peut-être (...) une ceinture d'explosifs ou quelque chose comme ça".

Du côté de l'enquête, un suspect arrêté en Belgique a été inculpé vendredi pour terrorisme en lien avec les attentats de Paris. Ce suspect, dont l'identité n'a pas été rendue publique, est le troisième à être inculpé en Belgique en lien avec ces attentats. Des armes ont été retrouvées à son domicile, mais pas d'explosifs, a indiqué samedi le parquet fédéral. La Turquie a annoncé samedi l'arrestation d'un homme de nationalité belge, d'origine marocaine, soupçonné d'avoir participé à des opérations de reconnaissance pour choisir les sites parisiens attaqués par les jihadistes.

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