ALGÉRIE
22/11/2015 11h:02 CET | Actualisé 22/11/2015 11h:02 CET

Iran: le correspondant du Washington Post condamné à de la prison

AFP

Le correspondant du Washington Post en Iran, Jason Rezaian, arrêté en juillet 2014 notamment pour espionnage, a été condamné à une peine de prison, a annoncé dimanche le porte-parole de l'Autorité judiciaire d'Iran, sans en préciser la durée.

Le verdict inclut une peine de prison, a déclaré le porte-parole, Gholamhossein Mohseni Ejeie, cité par l'agence officielle Irna, ajoutant qu'il ne pouvait pas annoncer les détails.

Le 11 octobre, ce même porte-parole avait annoncé qu'un verdict dans le procès du journaliste irano-américain de 39 ans avait été rendu, sans plus de précisions.

Arrêté en juillet 2014 à son domicile de Téhéran où il travaillait comme correspondant du quotidien américain depuis deux ans, Jason Rezaian a été accusé d'espionnage et de collaboration avec des gouvernements hostiles.

Il a été condamné par le tribunal révolutionnaire de Téhéran, une cour spéciale qui juge les dossiers politiques ou touchant à la sécurité nationale. Il avait comparu à huis-clos à quatre reprises entre mai et juillet et encourt jusqu'à 20 ans de prison.

A Washington, Douglas Jehl, chef du service étranger du Washington Post, a déclaré dans un communiqué être au courant des informations des médias iraniens, mais sans en avoir plus pour le moment.

Chaque jour que Jason passe en prison est une injustice car il n'a rien fait de mal, a ajouté M. Jehl. Il a noté qu'après 488 jours de prison, l'Iran n'a apporté aucune preuve concernant les accusations contre lui.

Son procès et sa condamnation sont un simulacre et il devrait être libéré immédiatement, a-t-il conclu.

Le 17 octobre, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, avait déclaré essayer de régler l'affaire d'un point de vue humanitaire, mais les accusations sont graves.

Fin septembre, le président iranien Hassan Rohani avait lui déclaré que son pays était prêt à un échange de prisonniers avec Washington, qui verrait la libération d'Iraniens détenus aux Etats-Unis contre celle d'Américains incarcérés en Iran, dont le journaliste du Washington Post.

Mais un responsable iranien avait par la suite rejeté l'idée d'un échange de prisonniers.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.