21/11/2015 08h:26 CET | Actualisé 23/11/2015 08h:37 CET

Transport aérien, stratégie portuaire, ferroviaire...Comment se porte le secteur du transport au Maroc ?

Transport aérien, stratégie portuaire, ferroviaire…Le ministère du transport fait le point sur la stratégie nationale de la logistique
DR
Transport aérien, stratégie portuaire, ferroviaire…Le ministère du transport fait le point sur la stratégie nationale de la logistique

TRANSPORT – Dans un document publié vendredi, le département de Aziz Rabbah fait le point sur la stratégie nationale de la logistique, sur laquelle le Maroc s'appuie. L'objectif? Faire en sorte que ce secteur participe à hauteur de 0,5% du PIB annuellement, soit l'équivalent d'environ 20 milliards de dirhams.

Cette stratégie, qui favorisera la création de 96.000 emplois selon le ministère de l'Equipement, du transport et de la logistique, a permis au Maroc d'occuper "le premier rang en Afrique du Nord et le second rang derrière l'Afrique du Sud sur le continent".

Dans le domaine maritime, le Maroc vient au 16e rang à l'échelle mondiale en 2014, après les Emirats Arabes Unis (15e), l'Italie (14e) et l'Espagne (13e), rappelle le document.

60 milliards de dirhams pour les ports marocains

Une performance qui revient en partie à Tanger Med. En effet, avant la mise en exploitation de ce projet en 2007, "le Maroc occupait la 84e place dans la connectivité maritime, qui mesure le réseau des transports réguliers et l'intégration du pays dans le commerce mondial".

En plus du complexe portuaire situé dans le Nord du Maroc, le pays possède 12 autres ports ouverts sur le commerce international. "Et pour développer le trafic portuaire, il a adopté une stratégie à l'horizon 2030 d'un budget de 60 milliards de dirhams", lit-on dans le document.

La RAM mise sur l'Afrique

En termes de connectivité aérienne, "le royaume se positionne comme un leader de l'Afrique du Nord dans le marché des liaisons Afrique-Europe qu'il domine à côté d'Air France". Et pour cause, "le trafic africain dans l'activité de Royal air Maroc (RAM) prend de l'importance d'année en année pour atteindre à présent 25% de son activité globale", note le document.

Concernant les infrastructures aériennes, le royaume dispose de 18 aéroports dont l'aéroport Mohammed V qui s'accapare la majorité du trafic aérien international. En 2014, le Maroc était connecté à 51 pays et 113 aéroports étrangers via des lignes régulières contre 29 pays et 43 aéroports en 2003.

Le TGV marocain en 2018

S'agissant du secteur ferroviaire, le Maroc dispose d'un réseau composé de 2.200 km de lignes, dont 30% à double voie et 1.014 km de lignes électrifiées à courant continu et d'un parc constitué de 116 locomotives de lignes, 372 voitures à voyageurs et 6.894 wagons de marchandises.

Le Maroc a mis en place un programme d'investissement de 34 milliards de dirhams comportant entre autres la construction de gares ferroviaires. Il a aussi pour ambition de construire à l'horizon 2035 un réseau TGV de 1.500 Km pour un coût estimé à 100 milliards de dirhams.

La première phase du projet, qui relie Tanger à Casablanca doit être finalisée en 2018 et permettra de relier les deux villes en 2h30 contre plus de cinq heures aujourd'hui. Ce que le document ne dit pas, c’est que ce projet dont l'exploitation fait l'objet d'un partenariat entre la SNCF en France et l'ONCF devrait enregistrer un retard d’au moins trois ans.

Nouvelle stratégie dans le secteur routier

Pour ce qui est de l'infrastructure routière, "le Maroc continuera son programme d'autoroutes atteignant 1.588 Km avec l'achèvement du tronçon liant Al Jadida et Safi qui s'étend sur 143 Km de longueur et la rocade externe de la ville de Rabat de 41 Km".

Parallèlement au développement des autoroutes, "le gouvernement a réalisé une étude qui a défini une feuille de route traçant la stratégie à adopter dans le secteur routier à l'horizon 2035", souligne le département du ministre du Transport.

En revanche, le document fait l'impasse sur le projet d’autoroute reliant Tiznit, Laâyoune et Dakhla, évoqué dans le dernier discours royal de la Marche verte et auquel sera alloué un budget de 8,5 milliards de dirhams.

LIRE AUSSI: