ALGÉRIE
18/11/2015 03h:49 CET | Actualisé 18/11/2015 04h:02 CET

Mohcine Belabbas (RCD) charge les "19": des "déchus, des parvenus, managés par une police politique officieuse"

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Zohra Drif, Khalida Toumi, Zohra Drif... et les autres membres des 19 (moins 4 actuellement) sont dans une démarche de déstabilisation actionnée par une "police politique officieuse" a affirmé, mardi, à Alger, Mohcine Belabbas, président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Le président du RCD qui s'exprimait lors du campus des jeunes du parti organisé à Zeralda a mis la démarche des 19 sur le compte d’une police politique "officieuse" réduite à fomenter des "scénarios de déstabilisation" en actionnant ses acteurs "publics fidèles" alors que la "police politique officielle déstructurée s’occupe à se redéployer pour la nouvelle feuille de route qui lui est assignée."

Mohcine Belabbas est particulièrement féroce à l'égard des 19 dont la "désertion", même si elle conforte l’opposition dans "sa démarche et analyse" n’en n’est pas moins une manifestation publique des "soubresauts des luttes entre clans d’un même système."

Mais relève-t-il, l’opposition (la CNLTD) qui a déjà alerté sur la "vacance" des trois pouvoirs et l’accaparement de la décision par des cercles informels n’est pas allé "jusqu’à suggérer que le chef de l’Etat serait pris en otage ou plus grave encore qu’il aurait commis des actes de trahison."

Sa description des 19 est particulièrement méprisante: "des déchus" ou " des "parvenus", "tous managés par la police politique officieuse" dans des manœuvres de déstabilisation.

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Le dernier "message écrit" de Bouteflika reste "très vague"

Le président du RCD a souligné que son parti a réclamé dès la fin 2012, l’application de l’article 88 et la dissolution de la "police politique" bien avant l’aggravation de l’état de santé du président et "sa ré-intronisation pour un quatrième mandat avec la hargne ou la complicité de ceux qui aujourd’hui veulent se recycler dans l’opposition en quittant un bateau soumis à d’incessantes vagues ."

Les membres de la CNLTD, a-t-il souligné, ont demandé depuis la conférence de Mazafran depuis juin 2014 "à discuter avec le pouvoir à sa tête le chef de l’Etat pour négocier une sortie de crise en vue d’aboutir à la mise en œuvre d’une phase de transition".

Il a qualifié le dernier "message écrit" du chef de l'Etat qui "reprend quelques propositions contenues dans la plateforme de Mazafran" de "très vague notamment quant aux prérogatives de la commission électorale qu’il dit vouloir constitutionnaliser."
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Mohcine Belabbas considère que cela fait partie de la démarche habituelle du pouvoir qui prend de manière unilatérale des mesures " dans des conjonctures troubles " mais ont été "souvent dévoyées voire remises en causes et reniées par leurs initiateurs dès que la pression retombe afin de prolonger le sursis du système."

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