ALGÉRIE
17/11/2015 15h:12 CET | Actualisé 17/11/2015 15h:26 CET

Défections chez les 19, la faute à Ouyahia et Haddad, selon Louisa Hanoune

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Les "19" ne sont plus que 15. Un autre membre a annoncé son retrait de cette démarche. Après Zahira Yahi, Samia Zennadi et Rachid Hadj Nacer, c'est au tour de la réalisatrice et actrice Fattouma Ousliha de se retirer.

L'actrice n'a pas donné les raisons de son abandon. Dans son communiqué, Fattouma Ousliha s'est contenté d'annoncer "le retrait de sa signature de la lettre du groupe des 19" avec lequel "elle n'a plus aucune relation".

Le nombre de signataires du "G19", qui sollicitent une audience auprès du président Abdelaziz Bouteflika, baisse ainsi à 15 membres après les retraits de Zahira Yahi, Samia Zennadi, Rachid Hadj Nacer et Fattouma Ousliha ce lundi 16 novembre.

Tout comme Zohra Drif, Louisa Hanoune ne semble aucunement perturbée par ces abandons.

La secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT), tout comme l'ancienne moudjahida, estime que le départ de ces membres du groupe ne porte pas atteinte à cette démarche. Louisa Hanoune savait même que "certains allaient abandonner, car dans toute action politique, les abandons ne sont jamais écartés (...) Un militant politique doit avoir un souffle long", a-t-elle déclaré lors de la conférence de presse animée dimanche au siège du PT à Alger.

Néanmoins, Louisa Hanoune n'a pas manqué de pointer du doigt les pressions et les chantages exercés par "certains" sur les ex-signataires. "Tout algérien peut très facilement deviner le genre de chantage pratiqué sur ceux qui n'ont pas les capacités de résistances, dont des personnes fragilisées sur le plan professionnel", a-t-elle fait remarqué. "Il s'agit des survivances des pratiques du parti unique".

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"La trouille" de Haddad et Ouyahia

Loin de se décourager, Louisa Hanoune affirmait ainsi que "la démarche des 19 se poursuivra et se muera même en action citoyenne", rapportait le quotidien francophone L'Expression.

"Ce n'est que le début" selon cette personnalité politique, qui affirme que le groupe des "19 - 4" enregistre des résultats très positifs". "A travers les médias, nous réitérons que nous voulons rencontrer le président Bouteflika. Nous n'abandonnons pas car c'est notre droit", martelait-elle.

La SG du PT a ainsi accusé Amar Saâdani, SG du FLN, Ahmed Ouyahia, SG par intérim du RND et Ali Haddad, président du FCE, de faire partie de ce cercle, qui "ne recule devant rien pour exercer la pression sur les signataires" de la lettre. Selon Louisa Hanoune, ces hommes politiques "ont la trouille".

"Si notre démarche ne dérangeait pas, elle ne serait pas suivie des réactions si violentes", a-t-elle estimé. "Nous voulons rencontrer le président en chair et en os comme l'ont fait les membres du gouvernement lors du Conseil des ministres ainsi que des chefs d'Etat et des délégations étrangères", réitérait-elle.

Elle a aussi exprimé des doutes sur le fait que le président de la République soit au courant de la politique menée par le gouvernement, notamment dans le domaine économique où le FCE est très présent.

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