MAGHREB
17/11/2015 04h:38 CET

7 femmes accusées de faire la propagande de l'État Islamique arrêtées en Tunisie

alatelefr/Flickr

Sept femmes accusées de faire la propagande de l'organisation Etat islamique (EI) ont été arrêtées en Tunisie, où le groupe extrémiste a revendiqué deux attentats sanglants cette année, a annoncé lundi le ministère de l'Intérieur.

Les autorités "ont pu arrêter sept éléments féminins dont l'enquête a prouvé qu'elles formaient une grande partie de l'aile médiatique de la branche de ce qui est appelé l'Etat islamique-Daech en Tunisie, Jund al-Khilafa", a indiqué le ministère dans un communiqué, utilisant l'acronyme arabe de l'EI.

Jund al-Khilafa (Les soldats du califat, en arabe) "est supervisé par le terroriste en fuite Seifeddine Jemmali, surnommé Abou Qaaqaa", a ajouté le ministère, précisant que l'arrestation des sept femmes s'inscrivait dans le cadre d'une campagne pour identifier "les éléments takfiris sur les réseaux sociaux et déjouer leurs projets terroristes", en référence aux islamistes extrémistes sunnites.

Elles "ont reconnu être actives au sein de l'aile médiatique de l'organisation terroriste Jund al-Khilafa et avoir été recommandées auprès du terroriste Abou Qaaqaa par l'une de leurs" connaissances, selon le communiqué.

Elles ont aussi avoué, toujours d'après le texte, "avoir incité au terrorisme à travers leurs pages (sur internet) et avoir exprimé leur joie après les attentats terroristes qui se sont produits dans notre pays".

Les sept femmes ont enfin dit avoir été par le passé "actives" au sein d'Ansar al-Charia, le principal groupe salafiste du pays, déclaré organisation terroriste en 2013.

Contacté par l'AFP, le ministère n'a pas pu fournir davantage de détails sur leur identité ou leur âge.

La Tunisie a été cette année le théâtre de deux attentats d'envergure revendiqués par l'EI, en mars au musée du Bardo à Tunis et en juin dans un hôtel de Sousse, qui ont fait 60 morts au total. Plusieurs dizaines de policiers et de militaires ont aussi été tués par des jihadistes depuis la révolution de 2011.

Des milliers de Tunisiens, souvent des jeunes, combattent en outre dans les rangs de groupes extrémistes en Irak, en Syrie et en Libye, selon les autorités.

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