ALGÉRIE
17/11/2015 13h:52 CET | Actualisé 17/11/2015 14h:04 CET

Ali Haddad rend les coups et appelle à un consensus "vertueux" autour de "l'entreprise privée"

Ali Haddad à côté d’Anne Lauvergeon, présidente Comité innovation 2030 en France
Facebook FCE
Ali Haddad à côté d’Anne Lauvergeon, présidente Comité innovation 2030 en France

Le président du Forum des chefs d'entreprises (FCE), Ali Haddad, cible privilégiée de Louisa Hanoune, et désormais des "19-4" qui se sont inquiété de son "rôle monstrueux" selon la formule de l'écrivain Rachid Boudjedra, a répondu avec humeur à ses détracteurs à l'occasion de la tenue, mardi, de la 4ème édition des "journées de l’entreprise" à l'hôtel Aurassi.

"Il y a des gens qui continuent de casser des œufs sur ma tête et sur mon dos" a-t-il déclaré ironiquement dans une allusion claire à la secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT) qui voit en lui l'incarnation d'une "oligarchie" qui se substitue aux institutions et au pouvoir.

Avec la lettre des "19 moins 4", Louisa Hanoune et les personnalités signataires ont exprimé des doutes sur le fait que le président de la République soit au courant de la politique qui est menée par le gouvernement et spécialement dans le domaine économique où le FCE est très présent.

Les "salonnards".

Ali Haddad a choisi de banaliser la demande d'audience des 19-4 en relevant que chaque algérien à la latitude d'adresser des correspondances comme il le veut. Pour lui, cette demande d'audience ne constitue pas un "évènement".

"Monsieur tout le monde a la latitude de saisir par correspondance qui il désire" a-t-il ajouté en relevant qu'il revenait aux "institutions concernées de répondre". Le président du FCE a refusé d'en dire davantage sur la demande d'audience.

Questionné sur les ambitions politiques qu'on lui prête, Ali Haddad a fait part de son agacement et a traité ses détracteurs de "salonnards". Il a, une fois de plus, fait valoir l'article 37 de la Constitution qui dispose que la " liberté du commerce et de l'industrie est garantie" et "s'exerce dans le cadre de la loi."

Nous ne sommes pas au "service de personnes" mais "d'un ensemble" a-t-il dit en affirmant que le FCE a changé et était "ouvert à toutes les entreprises, à tous les industriels et à toute la population algérienne".

Lors de l'ouverture de la journée, Ali Haddad a estimé que la diversification "impérative" de l'économie algérienne était le "défi majeur du pays". Il est nécessaire de sortir de la "dépendance externe" mais sans le faire par un "repli sur soi" mais par des "réformes courageuses et déterminées".

Pour un "consensus vertueux"

Ali Haddad a appelé à éviter des "mauvais choix" qui seraient basés sur une "analyse approximative". Le patron du FCE a posé des questions aux participants sur les politiques possibles à suivre: des "choix volontaristes" pour l'ensemble de l'économie ou bien des "stratégies orientées sur des branches ou des filières"... Comment choisir ces filières hors hydrocarbures, lesquelles doivent être privilégies...

Une étude commandée par le FCE sert de base aux débats entre experts et entrepreneurs, l'objectif étant, selon Ali Haddad, de "transformer une économie qui dépend structurellement de la rente pétrolière en une économie qui générerait ses propres ressources, s’affranchirait de la rente..."

Le patron du FCE a affirmé par ailleurs qu'un "consensus vertueux ...ne peut et ne doit se construire qu’autour de l’entreprise et principalement l’entreprise privée."

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.