MAROC
16/11/2015 13h:28 CET | Actualisé 16/11/2015 13h:37 CET

Prix, capacité d'accueil... Ce qu'il faut savoir sur l'ouverture du campus de l'ESSEC au Maroc

COMMERCE - C’est officiel, l’ESSEC, la grande école de commerce française, implante son campus entre Rabat et Kenitra pour une ouverture prévue en septembre 2016. Une annonce officialisée vendredi 13 novembre à l’occasion de la signature d’un protocole d’accord avec Prestigia, marque haut standing du groupe immobilier Addoha, pour l’implantation de l’ESSEC Business School Maroc sur le site Plage des Nations Golf resort, situé dans la commune urbaine de Bouknadel.

Une signature qui a réuni de nombreuses personnalités telles que le ministre de l’Enseignement supérieur Lahcen Daoudi, le PDG du groupe Addoha, Anas Sefrioui, le Directeur général du groupe ESSEC, Jean-Michel Blanquer, ainsi que Jean-François Girault, ambassadeur de France au Maroc.

480 étudiants

Ce campus baptisé Afrique-Atlantique, situé à une trentaine de minutes de Rabat pour un montant global de 50 millions de dirhams, s’étendra sur une superficie de 5.000 m2 avec dans un premier temps une capacité d’accueil de 480 étudiants. "Nous travaillons avec conviction en vue de nous inscrire au sein d’une région particulièrement dynamique du pays.

L’axe Rabat-Kenitra où se situe Plage des Nations se constitue en véritable hub économique et génère chaque année 18% du PIB national, c’est également un véritable hub éducatif", a déclaré le PDG du groupe Addoha, Anas Sefrioui, rappelant que le site Plage des Nations golf resort constituait "l’un des projets les plus importants" du groupe.

Ouverture à la rentrée prochaine

Dès son ouverture en septembre 2016, le campus ESSEC Afrique-Atlantique accueillera le programme Global BBA de l’ESSEC, un Bachelor d’une durée de 4 ans avec la possibilité d’entamer deux années au Maroc et de poursuivre le reste du cursus à Cergy-Pontoise ou dans les universités partenaires du groupe.

Les étudiants seront recrutés selon le mode de recrutement actuel du Global BBA de l'ESSEC pour les campus de Cergy-Pontoise et de Singapour. Les titulaires d'un baccalauréat français passeront le concours Sésame tandis que les titulaires d'un baccalauréat étranger passeront la procédure de sélection sur dossier déjà existante.

A moyen terme, le campus Afrique-Atlantique de l'ESSEC proposera plusieurs formations au Maroc, aussi bien en formation initiale qu’en formation continue. "Le Maroc était un choix de prédilection pour l’ESSEC pour bien des raisons: la première c’est que nous avons une histoire ancienne avec le Maroc, nous avons une communauté de 45.000 anciens et les Marocains sont importants dans cette communauté", a indiqué Jean-Michel Blanquer, Directeur général du groupe ESSEC au HuffPost Maroc.

"La deuxième raison, c’est que le Maroc occupe une place très particulière en Afrique et donc ce que nous souhaitons c’est non seulement nous implanter au Maroc mais au travers du Maroc avoir un impact sur l’Afrique en général à un moment où se jouent des choses essentielles en Afrique, où des milliers de jeunes doivent être formés, où les cadres supérieurs du futur doivent exister pour relever tout les défis de notre monde", a-t-il précisé. Une nouvelle implantion du groupe qui s’inscrit donc dans sa stratégie de "multipolarisation".

Plus de 100.000 dirhams l'année

Un enseignement d’excellence reconnu dans le monde qui a cependant un coût: celui du programme Global BBA de l’ESSEC est fixé à 10.000 euros soit un peu plus de 100.000 dirhams. "Une somme conséquente", admet le directeur général de l’ESSEC. "Nous savons bien que 10.000 euros ça peut être beaucoup pour certaines bourses, c’est pour ça que nous allons créer des bourses qui permettent de moduler les prix, donc des bourses partielles ou totales, et nous avons conclu un accord avec le groupe Addoha pour être sûrs qu’un certain nombre d’étudiants bénéficieront de ces bourses", assure Jean-Michel Blanquer.

Alors que les universités marocaines sont, encore et toujours, absentes des classements de référence des établissements supérieurs, le ministre de l’Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi, présent pour l’occasion, a tenu à saluer le choix de l’ESSEC tout en insistant sur les défis qui s’imposent aux universités marocaines. "De plus en plus d’écoles de renommée sont à côté des Marocains. Cela va nous pousser à la compétitivité. Que ce soit l’Ecole Centrale, l’ESSEC, l’INSA, nos écoles doivent rivaliser avec ces écoles", a déclaré le ministre.

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