MAGHREB
13/11/2015 05h:16 CET | Actualisé 13/11/2015 05h:32 CET

Tunisie: Kerry à Tunis pour consolider le partenariat américain

But John Kerry's wartime experience taught him a painful lesson that he could not forget, even after he returned home. In the midst of battle, he had seen the lives of his fellow soldiers, his friends, put at risk because some leaders in Washington were making bad decisions. He decided he had a responsibility to his friends still serving, the friends he had lost, and his country, to help restore responsible leadership in America. So when he came home to the United States, John Kerry spoke out ag
cliff1066™/Flickr
But John Kerry's wartime experience taught him a painful lesson that he could not forget, even after he returned home. In the midst of battle, he had seen the lives of his fellow soldiers, his friends, put at risk because some leaders in Washington were making bad decisions. He decided he had a responsibility to his friends still serving, the friends he had lost, and his country, to help restore responsible leadership in America. So when he came home to the United States, John Kerry spoke out ag

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est arrivé vendredi à Tunis pour participer à un dialogue stratégique visant à renforcer le partenariat politique mais aussi économique avec la jeune démocratie tunisienne qui a accédé au statut d'"allié majeur" auprès de Washington.

M. Kerry a atterri vers 08H45 (07H45 GMT), selon un journaliste de l'AFP qui l'accompagne, et doit débuter ses entretiens avec les membres du quartette, récents lauréats du prix Nobel de la paix 2015 au titre du "dialogue national tunisien", qui avait permis de sauver la transition démocratique il y a deux ans.

Après une conférence de presse en fin de matinée, et une rencontre avec le président Béji Caïd Essebsi, le chef de la diplomatie américaine quittera la Tunisie pour l'Autriche, où est programmée une réunion internationale sur la Syrie samedi.

A Tunis, John Kerry ouvrira les trois groupes de travail (sécurité, économie et partenariat politique) du dialogue stratégique. Il marquera plus globalement "le soutien américain à la démocratie tunisienne, et ses efforts pour renforcer sa sécurité et développer son économie", selon un haut responsable du département d'Etat.

Les relations bilatérales sont en plein renouveau après la révolution de 2011, qui a chassé du pouvoir Zine el Abidine Ben Ali, malgré des attaques comme celle contre l'ambassade américaine menée par des manifestants en septembre 2012.

En mai, après une visite de Béji Caïd Essesbi, premier président élu démocratiquement, Tunis a été désigné comme "allié majeur non membre de l'Otan". Ce statut permet d'avoir accès à une coopération militaire renforcée.

Dès le mois précédent, dans le sillage de l'attaque jihadiste du musée du Bardo (22 morts), Washington avait annoncé vouloir doubler son assistance à l'armée et aux forces de sécurité tunisiennes, pour les aider à surmonter les défis sécuritaires.

Depuis, la Tunisie a été frappée par un deuxième attentat, contre un hôtel de Sousse fin juin, qui a fait 38 morts.

Le pays a récemment rejoint la coalition contre le groupe Etat islamique (EI), qui a revendiqué ces deux attaques. Mais, au-delà des questions sécuritaires, il doit faire face à une situation économique dégradée, en particulier un secteur touristique à l'arrêt du fait de l'insécurité.

Alors que, selon le département d'Etat, l'aide américaine à la Tunisie a atteint plus de 700 millions de dollars depuis 2011, la visite de M. Kerry doit permettre d'étudier une nouvelle garantie de prêt de 500 millions de dollars, à la demande de Tunis. "S'accorder sur cela, en négocier les termes et le mettre en oeuvre est un processus complexe", a-t-on toutefois noté de même source.

En septembre, la Tunisie a également indiqué vouloir solliciter un nouveau plan d'aide, d'au moins 1,7 milliard de dollars auprès du Fonds monétaire international (FMI).