MAGHREB
11/11/2015 08h:02 CET

15 femmes expliquent leur choix de moyen de contraception (PHOTOS)

Damon Dahlen/Huffington Post

FEMMES - Au cours des dix dernières années, j’ai utilisé près de cinq contraceptifs: deux pilules différentes, des préservatifs, une pilule du lendemain et, plus récemment, un stérilet. Comme j’ai seulement 28 ans, je pense que la contraception sera au cœur de mes préoccupations tout au long des vingt prochaines années, et je suis loin d’être la seule dans ce cas. Pourtant, on ne rentre jamais vraiment dans le détail des "épopées" que les femmes traversent pour trouver un contraceptif adapté à leur vie et à leur corps.

Les choix en matière de santé et de contrôle de fertilité impliquent de nombreux facteurs: accès au contraceptif lui-même, finances, facilité d’utilisation, cycle menstruel, réactivité du corps aux hormones ou au latex, et j’en passe. La liste est longue. Dénicher le contraceptif adéquat exige bon nombre de tâtonnements et de tests physiologiques.

Or, prendre en main ses choix procréatifs procure une sensation de contrôle incroyable. Mais c’est aussi épuisant, compte tenu des responsables politiques qui font tout pour limiter l’accès à la contraception et traînent dans la boue les innombrables femmes qui y ont recours.

Selon l’Institut Guttmacher, en 2015, aux Etats-Unis, quelque 43 millions de femmes étaient sexuellement actives mais ne souhaitaient pas tomber enceintes. Chez les 15-44 ans, plus de 99% avaient utilisé au moins une méthode de contraception. 66% des femmes en âge de procréer utilisent actuellement un contraceptif.

Si la contraception sert d’abord à empêcher une grossesse, de nombreuses femmes s’en servent pour réguler les douleurs menstruelles ou certaines affections comme le syndrome de Stein-Leventhal.

Presque toutes les femmes ont une histoire à raconter au sujet de leur contraception, qu’elles prennent la même pilule depuis 15 ans, s’essaient au patch pendant quelques temps, optent pour le coït interrompu, les préservatifs ou même l’abstinence en ne prenant la pilule que pour réguler les douleurs menstruelles. Peut-être même ont-elles porté un stérilet après avoir eu des enfants, jusqu’à la ménopause. Voici des témoignages que nous entendons rarement, mais que nous voulions découvrir.

J’ai commencé par raconter mon histoire. Puis j’ai demandé à d’autres femmes de nous ouvrir leur porte pour nous permettre de les photographier sur leur lit avec leur contraceptif actuel. Quatorze ont accepté de jouer le jeu.

Damon Dahlen a pris toutes les photos de ce reportage.

Galerie photo Dans l'intimité de la contraception des femmes Voyez les images

Note de la rédaction: (1) Le stérilet sur les photos est le modèle ParaGard en cuivre fourni, aux Etats-Unis, par le programme de planification familiale. (2) Pour des raisons d’organisation, l’une des photographies a été prise dans les bureaux du Huffington Post et non pas dans la chambre de la personne interviewée.

Cet article, publié à l’origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Mathilde Montier pour Fast for Word.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.