ALGÉRIE
11/11/2015 09h:14 CET | Actualisé 11/11/2015 09h:52 CET

Algérie Télécom pourrait recourir aux prêts bancaires pour réaliser ses projets

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Algérie Télécom (AT) pourrait recourir à des prêts bancaires pour réaliser les projets inscrits dans son plan d'action en raison de la dépréciation de la valeur du dinar, a indiqué mercredi à Alger, le PDG de cette entreprise publique, Azouaou Mehmel.

"La dépréciation de la valeur du dinar risque d'impacter notre plan d'action (...) et si nous n'arrivons pas avec la quarantaine de milliards de dinars réservés à l'investissement à financer les projets prévus en raison de la fluctuation du dinar, nous allons recourir à un prêt extérieur", a souligné M. Mehmel sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale.

Il a expliqué que "si la fluctuation est de 30% sur le taux de change, c'est 30% des projets qui ne seront pas réalisés et AT sera obligée d'augmenter le chiffre d'investissement, mais et si ça dépasse les capacités de l'entreprise, elle va recourir à des financements extérieurs" sans donner de détails sur la nature ou le volume de ces prêts.

Le PDG a également relevé que pour les prêts bancaires, l'entreprise devrait "s'assurer une rentabilité", soulignant qu'actuellement elle couvrait des localités ou la rentabilité "n'y est pas".

"Nous sommes astreints par une rentabilité, et nous n'avons pas droit à une subvention, ni à vendre à perte", a-t-il encore dit, soulignant que son entreprise "essaye de répondre à un besoin" et qu'elle avait aussi un caractère de service public.

Outre la demande du simple citoyen, AT "combine ses réalisations par rapport à d'autres projets d'institutions, tels que les ministères et s'atèle à mieux les rentabiliser", a expliqué M. Mehmel.

Interrogé par ailleurs sur le dernier incident produit sur le câble sous-marin Alger-Marseille, le PDG a précisé que l'enquête était toujours en cours, ajoutant que le câble "a dû être accidentellement accroché par une ancre d'un navire, et a été sectionné" même si les zones de passage des câbles sous-marins sont "interdites au mouillage des navires".

Le responsable a rappelé que le coût de la coupure du câble, qui a duré 6 jours, a été estimé à 100 millions de DA/jour.

Pour augmenter les capacités de l'Algérie en matière de bande passante, le premier responsable d'AT a fait état d'un projet d'un troisième câble qui reliera Oran à Valence (Espagne), avec une brettelle sur Alger qui sera financée par les fonds propres de l'entreprise afin de palier au câble déjà existant et dont la capacité "est très limitée".

La branche principale du câble (Oran-Valence) coûtera entre 24 et 26 millions d'euros et la bretelle à partir d'Alger entre 13 et 15 millions d'euros au maximum.

Par ailleurs, le responsable a plaidé pour une facilitation les procédures administratives pour les opérateurs des télécommunications qui, a-t-il expliqué, ne sont pas des acteurs économiques ordinaires et ne devraient, de ce fait, pas être régis avec les mêmes dispositions que les autres entreprises économiques, notamment pour les liaisons internationales.

Les délais de réponses et de décisions, notamment pour les liaisons internationales "nous obligent à réfléchir à des dispositifs permettant de mieux gérer les situations urgentes", a expliqué M. Mehmel.

Il a, en outre, fait savoir qu'un nouveau centre d'appel sera mis en place dans chaque wilaya pour les services après-vente, afin répondre aux doléances des clients d'AT.

Algérie Télécom compte actuellement plus de 3,2 millions d'abonnés au téléphone et plus de 2 millions abonnés à l'ADSL.

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