MAGHREB
10/11/2015 12h:33 CET | Actualisé 10/11/2015 14h:05 CET

Tunisie - Bourde à l'ARP: Les députés récitent la "fatiha" à la mémoire d'une militante algérienne toujours en vie

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Lors de la séance plénière ce mardi à l'Assemblée des Représentants du Peuple, la députée du parti islamiste Ennahdha, Yamina Zoghlami a demandé à Abdellfatah Mourou, vice-président de l'ARP, et président de la séance de lire la "Fatiha" à la mémoire de la "regrettée" et "défunte" militante algérienne Djamila Bouhired.

Aussitôt dit, aussitôt fait.

Sauf que cet après-midi, quelle ne fut pas la surprise du Vice-Président de l'ARP de voir une notification de l'Ambassade d'Algérie en Tunisie lui parvenir, lui rappelant que Djamila Bouhired est bel et bien vivante.

"On vient d'être informé par l'ambassade algérienne qu'elle est en vie. (...) Madame Zoghlami, tu as tué cette femme et nous avons lu la fatiha alors qu'elle encore en vie!", s'exclame-t-il, d'après la bande sonore mise en ligne par la radio privée Jawhara FM.

Le responsable ne cache pas son embarras. "Qu'est-ce qu'on fait de la fatiha maintenant?", s'interroge-t-il, avant de sermonner la députée. "Vérifiez avant de nous demander de réciter la fatiha", insiste-t-il.

Née à Alger en 1935 d'un père algérien et d'une mère tunisienne, Djamila Bouhired était une militante du Front de Libération National Algérien durant la guerre d'Algérie. Arrêtée, torturée et condamnée à mort, elle est finalement libérée et graciée en 1962 après une campagne médiatique internationale menée par Jacques Vergès, qu'elle épousera trois années plus tard.

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