MAGHREB
04/11/2015 14h:01 CET

Tunisie: Des dizaines de policiers manifestent pour réclamer l'amélioration de leur condition sociale

A police officer wearing a red armband stands next to soldiers as he demonstrates in Tunis, Saturday, Jan. 22, 2011. Tunisia's once-feared police who carried out the repressive policies of their now exiled president are joining hands with protesters who brought down the dictator. Clusters of police guarding the daily protests on the capital's main avenue are mingling with the crowd. (AP Photo/Christophe Ena)
ASSOCIATED PRESS
A police officer wearing a red armband stands next to soldiers as he demonstrates in Tunis, Saturday, Jan. 22, 2011. Tunisia's once-feared police who carried out the repressive policies of their now exiled president are joining hands with protesters who brought down the dictator. Clusters of police guarding the daily protests on the capital's main avenue are mingling with the crowd. (AP Photo/Christophe Ena)

Des dizaines de policiers ont manifesté mercredi à Tunis pour réclamer l'amélioration de leur condition sociale, dont une hausse de leur "prime de danger" sur fond de lutte antijihadistes.

La manifestation s'est déroulée devant un grand poste de police de la capitale tunisienne, selon un photographe de l'AFP.

Des rassemblements similaires ont eu lieu sur l'ensemble du territoire tunisien, à l'appel du Syndicat national des forces de sécurité, a indiqué à l'AFP son porte-parole Riadh Rezgui.

Ce syndicat qui se définit comme majoritaire représente, selon M. Rezgui, 48.000 agents sur un nombre total de 78.000. Il réclame notamment une augmentation substantielle de la prime du danger déjà existante et son extension aux policiers à la retraite.

Depuis la révolution de 2011, la Tunisie fait face à une augmentation des attaques jihadistes, la plupart revendiquées par des mouvements liés à Al-Qaïda, qui ont coûté la vie à des dizaines de militaires, policiers et gendarmes.

La plus sanglante s'est produite en 2014 lorsque des jihadistes ont tué 15 soldats sur le mont Chaambi, où l'armée tente de déloger depuis fin 2012 des groupes armés.

Malgré la hausse de 60% du budget du ministère de l'Intérieur depuis la révolution et le recrutement de quelque 25.000 agents supplémentaires, l'appareil sécuritaire tunisien a besoin d'une réforme d'ampleur, a estimé en juillet un rapport du centre de réflexion International crisis group (ICG).

La police tunisienne, qui entretenait une relation tendue avec la population sous le régime déchu de Zine El Abidine Ben Ali, reste par ailleurs accusée par des ONG de perpétuer certaines pratiques oppressives.

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