MAROC
03/11/2015 13h:36 CET | Actualisé 03/11/2015 14h:58 CET

Les étudiants en médecine reprennent les cours, les médecins internes et résidents poursuivent leur grève

Les médecins internes et résidents poursuivent leurs grève
Youssef Roudaby
Les médecins internes et résidents poursuivent leurs grève

MÉDECINE - Fin du bras de fer entre les étudiants en médecine et le ministre de la Santé. Mardi 3 novembre a été signé un accord entre les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur et la Coordination nationale des étudiants en médecine.

Le document, qui comprend douze points à respecter par les partis concernées, contraint le ministère de la Santé à "ne pas soumettre le projet de loi du service national sanitaire à la procédure de validation (au Parlement, ndlr)". De leur côté, les étudiants en médecine sont tenus de respecter les résultats du vote qui s'est déroulé hier dans toutes les facultés de médecine, et "d'abandonner le projet de boycott de l’année universitaire".

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En revanche, les médecins internes et résidents, qui entament une grève depuis début octobre, maintiennent la pression. "Les internes et résidents ont décidé lors d’une assemblée générale qui s’est tenue hier à 14h qu’ils vont poursuivre la grève pour la simple raison que l’augmentation de leurs revenus était un point non négociable du dossier revendicatif", nous explique Younes Hammani, président de l’association des médecins internes et résidents de Fès et membre de la Commission nationale des internes et des résidents.

Actuellement, la rémunération des médecins internes et celle des médecins résidents bénévoles est fixée à 3.400 dirhams par mois. Les médecins résidents contractuels, eux, disposent d’un salaire mensuel de 8.600 dirhams par mois mais sont obligés de se soumettre à une affection dans le secteur public pendant les huit ans suivant la fin de leur cursus de spécialisation.

"Nous avons réclamé une augmentation de 4.000 dirhams pour les médecins résidents et 3.000 pour les internes", nous confie Younes Hammani qui précise que "les médecins restent ouverts à la négociation". Le président de l’AMIRF déplore aussi le gel des indemnités de garde. "Aucun médecin résident n’a jamais été payé pour ses gardes alors que le décret relatif aux indemnités de garde et d’astreinte des médecins a été publié en 2007", souligne-t-il.

Galerie photo La deuxième marche nationale des étudiants en médecine Voyez les images