ALGÉRIE
02/11/2015 08h:54 CET | Actualisé 02/11/2015 08h:54 CET

Lors d'une soirée mémorable, Khaled met le feu à Constantine

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Le célèbre chanteur du raï, Khaled a mis le feu, dimanche soir, à la salle Ahmed-Bey de Constantine. En très grande forme, il a su faire plaisir à ses fans venus très nombreux assister à un concert époustouflant.

Durant ce concert, "le King" du raï a chanté l’amour, la paix, la vie, la souffrance et l’exil, passant aisément d’un thème à un autre, telle une abeille butinant de fleur en fleur.

Très à l'aise sur scène, Khaled a transformé grâce à sa voix phénoménale la soirée en véritable moment de folie mêlant joie, ambiance débridée et rythmes, alternant ses plus beaux titres, anciens ou plus récents.

C’est vers 22 heures, rapporte l'Agence de presse algérienne (APS), que la star souriant, comme d’habitude, de toutes ses dents, fait son entrée sur scène sous une tempête d’applaudissements de ses fans. Il invite l’assistance, sans transition aucune, à voyager avec lui à travers l’espace et le temps, dans une ambiance entièrement au raï.

Le "King", accompagné d’un orchestre maîtrisant parfaitement son sujet, et aidé d’une excellente sonorisation et d’un bon jeu de lumières, a interprété de sa voix ample "Ana el marioul", "bkit ala bladi" et "Bakhta" que l’assistance essentiellement jeune a repris en choeur dans une remarquable communion festive.

Le public a applaudi chaleureusement la performance de cet artiste qui est tombé tout petit dans la magie musicale. Des chansons comme "Melha dik el beida", "Chebba", "Jatni braya" et "Nsi nsi" , entonnées avec le savoureux accent d’Oran , ont littéralement déchaîné le jeune public.

Khaled qui poursuit une brillante carrière internationale mais qui n’oublie pas ses origines, a rendu hommage à Oran, sa ville, à travers "Rouhi ya wahran" qu’il interpréta avec une certaine émotion. Il a également fait voyager le public dans tous les pays du monde arabe en interprétant "Ana arabia".

Au fur et à mesure que les minutes s'égrènent, les rythmes varient allégrement et l'ambiance monte d'un cran lorsque Khaled chante "Hya li bghat", puis "Ouine el harba" inspirée du célèbre tube d’Idir "Zwit rwit".

La communion avec le public est à son comble et la température de la salle monte de plusieurs crans lorsque Khaled entonne avec le public "Didi", le premier grand succès du raï qui a lancé cette musique algérienne à l’international et qui fut le premier titre en arabe à entrer dans le Top 50 (classement des meilleures ventes de disques en France, ndlr).

Et quand arrive le tour du dernier succès, "On va danser", c’est l’euphorie dans la salle. Les jeunes chantent avec le "King", dansent et applaudissent à tout rompre.

Pour clôturer son tour de chant, Khaled a choisi un autre de ses titres de référence, "Aïcha", un morceau tiré du patrimoine authentique du raï, racontant les déboires d´un amoureux dont la "Leïla" se prénomme Aïcha, interprétée avec effervescence par un public qui connait les paroles par coeur.

Lors d´un point de presse, après le concert, Khaled Hadj Brahim a fait part de son "immense joie" de partager les festivités de l’anniversaire du déclenchement de la Révolution avec les constantinois. Il a également remercié le public venu en grand nombre pour l’écouter, avant de souligner que c’est grâce à ce public qu’il est devenu un chanteur international.

Organisée par l’Office national de la culture et de l’Information (ONCI), dans la cadre des festivités commémoratives du 61ème anniversaire du déclenchement de la Révolution, la tournée du King Khaled se poursuivra à Tindouf, mardi, puis à Tamanrasset, jeudi prochain.

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