ALGÉRIE
02/11/2015 00h:47 CET | Actualisé 02/11/2015 00h:47 CET

Près de 24 % des accouchements en Algérie sont réalisés par césarienne

Muus Creation/Flickr

Près de 24 % des accouchements dans les structures sanitaires en Algérie sont effectués par césarienne, a indiqué samedi 31 octobre à Blida le secrétaire général de la société nationale de gynécologie obstétrique, le professeur Mohand Said Oukid.

Le nombre d’accouchement par césarienne a connu une évolution notable au cours des vingt dernières années. Le taux national n’excédait pas auparavant les 5%, a indiqué le professeur Oukid, lors de la deuxième et dernière journée du Congrès maghrébin de gynécologie obstétrique, tenu à l’hôpital Frantz Fanon de Blida, rapporte ce dimanche 01 novembre l'APS.

Le recours, de plus en plus, à cette pratique est motivé, selon ce responsable, par des considérations purement médicales, car, permettant, de réduire les risques de complications ou de décès chez les femmes enceintes ou leurs nouveaux nés, a-t-il expliqué.

Le professeur Oukid a évoqué, à ce propos, les nombreux cas d’accouchements difficiles qui ont pu être réalisés, sans risque pour la maman et son bébé, grâce au recours à cette technique, "plus fiable, tant au plan médical qu’au plan de la sécurité", citant, à titre illustratif, l’exemple des Etats-Unis d’Amérique où environ 80% des accouchements se font par césarienne.

D’autres pays, tels que la Chine, la Turquie ou la France ont également recours à cette pratique, avec des taux variant respectivement entre 70, 50 et 30% de l’ensemble des accouchements réalisés à travers les structures spécialisées de ces pays qui ont atteint, d’après le professeur Oukid, un niveau de maîtrise médical assez avancé.

A contrario, les taux les plus faibles sont encore enregistré, a-t-il ajouté, dans beaucoup de pays en voie de développement, induisant des risques de complication très élevé qui mettent en danger la vie des parturientes ou de leurs bébés, ou les deux à la fois, a-t-il souligné.

Diverses causes de mortalité ou complications graves chez la femme enceinte ont été abordées lors de ce congrès médical, qui a regroupé 800 spécialistes venus du Maghreb, d’Afrique et d’Europe. Ces derniers ont débattus notamment sur les risques d’hémorragie aiguë, à l’origine de 40 cas de décès sur 100.000 patientes en Tunisie, et 57 cas de décès en Algérie, d’après le professeur Chiraz Lefkir, spécialiste tunisienne de gynécologie-obstétrique.

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