MAGHREB
31/10/2015 14h:05 CET | Actualisé 31/10/2015 14h:17 CET

Tunisie: Des centaines de manifestants réclament une augmentation de salaire

Members of the leftist UGTT union commemorate the 1955 assassination of a historic member before they were attacked by the League for Protection of the Revolution, Tuesday, Dec.4, 2012 in Tunis.  League members are considered to be close to the Ennahda Party, which dominates Tunisia’s post-revolution coalition government (AP Photo/Amine Landoulsi)
ASSOCIATED PRESS
Members of the leftist UGTT union commemorate the 1955 assassination of a historic member before they were attacked by the League for Protection of the Revolution, Tuesday, Dec.4, 2012 in Tunis. League members are considered to be close to the Ennahda Party, which dominates Tunisia’s post-revolution coalition government (AP Photo/Amine Landoulsi)

Des centaines d'employés du secteur privé ont manifesté samedi à Tunis pour réclamer une augmentation de salaire alors que des négociations se poursuivent entre le principal syndicat, l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), et le patronat (Utica).

"Le respect des intérêts des travailleurs est un droit", ont scandé les manifestants rassemblés devant les locaux de l'UGTT dans le centre de Tunis.

Ils brandissaient des grandes affiches où on pouvait lire "nous réclamons une augmentation respectable" et "les salaires préservent la dignité des travailleurs".

"Les conditions de vie deviennent de plus en plus difficiles et je ne comprends pas pourquoi l'Utica ne répond pas à nos revendications", déplore Baya Selmi, 37 ans.

Les négociations sur la majoration des salaires dans le secteur privé ont commencé depuis environ deux mois sans aboutir jusqu'à ce jour à un accord entre la centrale syndicale et l'Utica.

Ces deux organisations font partie du quartette du "Dialogue national" auquel a été décerné le prix Nobel de la Paix 2015, notamment pour son rôle crucial dans la transition démocratique tunisienne.

La date d'entrée en vigueur de cette augmentation et son taux sont les deux points à résoudre dans les prochaines réunions, a précisé à l'AFP Belgacem Ayari, secrétaire général adjoint de l'UGTT.

"Nous avons avec l'Utica une grande volonté à trouver une solution et conclure un accord à l'amiable", a-t-il ajouté.

Sur l'avenue Habib Bourguiba, la principale artère de la capitale, environ 400 autres manifestants réclamaient une prime de 200 dinars (environ 91 euros) pour les chômeurs, une proposition de Hechmi Hamdi, chef du Courant Almahabba, un parti qui occupe deux sièges au Parlement.

"Travail, liberté, dignité", ont scandé les manifestants sous haute surveillance policière.

Selon les autorités, le taux de chômage a atteint 15,2%, et près d'un tiers sont des diplômés universitaires.

Depuis la révolution de 2011 ayant chassé du pouvoir le président Zine El Abidine Ben Ali, les manifestations se sont multipliées en Tunisie alors que l'économie peine à redécoller. Les autorités tunisiennes ont déjà prévenu que la croissance en 2015 ne dépasserait pas 1%.

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