ALGÉRIE
31/10/2015 07h:32 CET | Actualisé 31/10/2015 07h:32 CET

Echange houleux entre le Ministre des Finances et Abderrahmane Mebtoul

ME

Les récents déclassements de l’Algérie au classement «Doing Business» de la Banque Mondiale et de celui du World Economic Forum font beaucoup réagir. Jeudi 29 octobre, le professeur Abderrahmane Mebtoul critiquait vivement Abderrahmane Benkhalfa, coupable d’avoir déclaré que l’Algérie n’était pas en situation de crise.

L’expert international en management stratégique avait déclaré à Maghreb Emergent que, selon lui, le ministre des Finances "n’était pas crédible". La réaction du ministre aux propos de l’économiste a été prompte. M. Benkhalfa conteste: "Monsieur Mebtoul a le droit d’exprimer son avis. Mais il ne peut pas s’arroger le privilège de juger les personnalités algériennes en se référant à des informations, faisant dire au ministre des Finances, sans confirmer la véracité de cette information, que l’Algérie n’était pas en crise. Cette information n’a pas de fondement."

Le ministre des Finances accuse son contradicteur de "porter un jugement de valeur sur la base d’informations infondées". «Monsieur Mebtoul ose porter un jugement de valeur sur la base d’informations infondées, sur la crédibilité d’un responsable algérien. Cette façon d’opérer n’honore pas son auteur et démontre qu’il y a chez lui un manque flagrant de professionnalisme et de crédibilité», conclu M. Benkhalfa dans sa réponse.

La déclaration a fait l’objet d’une dépêche APS

Cependant, la déclaration que le ministre des Finances réfute, a fait l’objet d’une dépêche de l’APS du 28 juillet 2015. Ce que le professeur n’a pas manqué de souligner dans sa réponse à M. Benkhalfa : "Il semble bien que le ministre des Finances ait oublié ses déclarations". "Tous mes écrits se basent sur des déclarations et données officielles et je n’ai pas déformé la déclaration du ministre des Finances, contrairement à sa correspondance, le devoir de mémoire pour un responsable étant fondamental, car engageant la Nation", a-t-il rappelé en conclusion.

M. Mebtoul "persiste et signe". Pour lui, "ce genre de déclarations, contraire à la réalité, nuisent aux intérêts supérieurs de l'Algérie et jouent comme facteur de démobilisation auprès de la population algérienne confrontée à la dure réalité quotidienne». Il rappelle les instructions du président de la république "lors du dernier conseil des ministres aux membres du gouvernement d'avoir un langage de vérité, sans sinistrose, ni autosatisfaction.

C’est la condition de la consolidation de l’Etat de Droit , de la mobilisation du fait de la situation financière difficile avec des répercussions sociales, et de permettre à l’Algérie éternelle, du fait de ses importantes potentialités, de surmonter les difficultés, espérons-le, passagères". Il semblerait donc qu’il y ait consensus sur le fait que l’Algérie soit en crise économique. Les algériens "espèrent" maintenant des actes.

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