ALGÉRIE
30/10/2015 03h:30 CET

Vols de montre de luxe: de deux à sept ans de prison requis contre les douze prévenus

AFP

Des peines de deux à sept ans de prison ferme ont été requises jeudi au tribunal correctionnel de Paris contre douze prévenus jugés depuis vendredi pour une série de vols, notamment de montres de luxe, entre août 2013 et mars 2014.

Parmi les douze prévenus, cinq d'entre eux étaient en état de récidive légale. La procureur Anaïs Trubuilt a requis contre quatre d'entre eux six ans de prison ferme et sept ans de prison ferme contre le dernier. Pour les autres, la procureur, estimant qu'il y avait réitération des faits, a requis, en fonction de l'importance de leur implication, de deux à cinq ans de prison ferme.

Au cours de son réquisitoire d'une heure et demie, la procureur a rappelé les nombreux éléments à charge : reconnaissance des agresseurs par les témoins, localisation de leurs téléphones portables, vidéosurveillance, écoutes téléphoniques...

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"Je remercie certains d'avoir quand même reconnu quelques faits", a-t-elle ironisé, alors que les prévenus nient une grande partie des vols.

Pour le ministère public, il n'y avait pas de "hiérarchie verticale", ni de chef de bande. Chacun avait un rôle défini. Un prévenu dira même au cours de l'audience que "chacun avait son équipe".

La procureur souligne que les prévenus menaient grand train, avec des vacances à Ibiza, par exemple. "On a tous compris à l'audience qu'ils étaient loin d'être dans l'indigence", a-t-elle déclaré, leur demandant "d'éviter l'indécence en parlant de besoin".

Les douze hommes sont jugés pour vingt-sept vols, commis entre août 2013 et mars 2014 dans les beaux quartiers de Paris, concernant surtout des montres de luxe, revendues à un prix parfois jusqu'à cinq fois inférieur au prix réel. Le butin pourrait atteindre plus de 400.000 euros.

La technique de ces hommes était bien rodée: ils demandaient à leur victime du feu pour une cigarette, avant de lui faire une clé de bras. Le groupe de complices surgissait alors pour s'emparer de la montre de la victime, parfois avec violence.

"Je souhaite enfin avoir une pensée pour les victimes", a terminé la procureur. "Ce n'est pas parce qu'on est riche qu'on a avantage le droit de se faire voler", a-t-elle conclu, avant de prononcer les peines requises.

Le procès doit s'achever lundi prochain.

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