ALGÉRIE
29/10/2015 13h:55 CET | Actualisé 29/10/2015 14h:22 CET

Le maire de Constantine est en prison pour "abus de position et falsification de document officiel"

constantine mairie

Le maire (FLN) de Constantine est prison, poursuivi pour l’affaire d’octroi illégal d’un permis de construire de 32 villas à une entreprise propriété d’un ancien mouhafedh (FLN).

L'affaire de l'octroi de 32 permis de construire pour la réalisation de villas à la cité Boudjenana dans une zone classée "rouge" en raison des risques de glissement de terrain qui a défrayé la chronique locale a rattrapé le maire de Constantine, M.Seifddine Rihani.

Le juge d’instruction de la 2ème chambre du tribunal de première instance de Cheghoum-Laïd (Mila) a décidé, mercredi soir, de le placer sous mandat de dépôt. Le maire est poursuivi pour notamment pour "abus de position" et la "falsification de documents officiels".

Selon les journaux locaux, l'étude réalisée par les services technique de la commune de Constantine avait conclu que le terrain était inconstructible. Malgré cet avis technique, le maire a délivré le permis de construire.

L'affaire illustre surtout un inquiétant mélange des genres entre le "business" et la politique. Seifeddine Rihani est un maire FLN et les propriétaires de la SARL Briqueterie Yaïche et Meghraoui Meghraoui et Yaîche qui a bénéficié du permis de construire sont également du FLN. Driss Meghraoui, est un ancien Mouhafedh du FLN et il est associé au président de l'APW.

L'affaire est devenue un sujet de discussion à Constantine. Des élus de l'APC avaient saisi le Wali et le ministre de l'intérieur en juin 2013 pour dénoncer un scandale qui "n'est qu'un n’est qu’un parmi tant d’autres...".

Pour eux, le maire en ignorant le premier rapport d’expertise déclarant le terrain inconstructible, a transgressé la loi. Outre une forte opposition au sein de l'APC, l'affaire a pris un tournant judiciaire en 2014 après le dépôt d'une plainte par un ancien vice-président de l'APC.

Le plus jeune maire de l'histoire de Constantine

Quatre (4) témoins ont aussi été entendus par le juge d’instruction de la deuxième chambre du tribunal de la première instance de Chelghoum-Laïd. Le vice-président de l’APC ainsi que l’ex-directeur l’urbanisme à la commune ont été placés sous contrôle judiciaire.

Le maire, soutenu par une majorité à l'APC, n'a pas trouvé une "issue" après le refus du wali d'avaliser une demande d'annulation du plan de vulnérabilité de la ville de Constantine émise par l'assemblée.

Le promoteur bénéficiaire des permis de construire en question devait également être entendu par le même magistrat. C'est lui, écrit le journal public local Ennasr qui est "derrière la composition actuelle de l'assemblée populaire communale composée en majorité de nouvelles figures".

Il est également derrière l'installation de Seifeddine Rihani "le plus jeune maire dans l'histoire de Constantine. Il n'avait pas plus de 29 ans au moment de sa prise de fonction après une bataille féroce avec d'anciennes figures qui ont refusé un jeune sans expérience pour gérer l'assemblée. Et aussi du fait qu'il n'était pas tête de liste lors des dernières élections...".

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