ALGÉRIE
29/10/2015 09h:27 CET | Actualisé 29/10/2015 09h:28 CET

La non-intervention de l'armée algérienne à l'extérieur, un "principe bien établi et respecté" (Lamamra)

Secret Difa3

La non-intervention de l’armée algérienne hors des frontières du pays est un "principe bien établi et respecté par l’Algérie" a déclaré au journal Le Monde le chef de la diplomatie algérienne, M.Ramtane Lamamra.

Le ministre algérien a précisé cependant que le respect de ce principe "signifie pas que l’Algérie n’a pas d’autres moyens d’action que de déployer des unités militaires de combat à l’extérieur de ses frontières". L’Algérie, a-t-il ajouté, "a un réseau d’amitiés et elle coordonne son action tant au niveau de la diplomatie que de ses services de sécurité".

"La sécurité nationale de l’Algérie est servie par l’armée nationale populaire, qui est mobilisée au prix d’un effort gigantesque de déploiement tout au long de nos frontières, mais aussi par ses relations suivies avec un certain nombre de pays amis" a-t-il ajouté.

Pour M.Lamamra la "voix" de l’Algérie qui s’est opposée à l’intervention en Libye en 2011 est mieux entendue aujourd’hui. "L’Algérie est un pays qui n’a pas seulement vécu le terrorisme mais l’a défait par ses propres moyens. Aujourd’hui, l’Algérie est mieux écoutée et souvent plus suivie ".

"Terrorisme résiduel",

A une question sur la notion de "terrorisme résiduel", Lamamra souligne qu’il ne s’agit pas de sous-estimer la menace terroriste. "Il fut un temps où beaucoup de personnes sortaient de leur maison le matin sans savoir s’ils y rentreraient. Le terrorisme constituait alors une menace à la sécurité à la sécurité nationale".

Aujourd’hui, par contre, il peut y avoir des actes terroristes "même graves, mais cela reste limité dans l’espace, dans le temps et dans l’impact que cela peut avoir sur la vie de la nation".

En 2014, sur fond de suspicion chez une partie de l’opinion algérienne que les Occidentaux veulent embarquer l’armée dans une aventure militaire en Algérie, un débat feutré s’est déroulé dans la presse sur le fait de savoir si l’Algérie doit rester attachée ou non à sa doctrine de non-intervention.

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Des informations faisant état d'une intervention de l'armée algérienne avaient suscité une cascade de démentis avec une forte insistance sur le respect du principe de non-intervention.

Le 5 juin 2014, le premier ministre Abdelmalek Sellal, accusait, sans les nommer des "parties" de chercher à pousser l'Algérie à " à intervenir dans les affaires des autres pays". "Non et non"!" avait-il ajouté, "l'Algérie est un pays souverain et personne ne peut lui dicter ses décisions”.

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