MAROC
28/10/2015 13h:39 CET | Actualisé 30/11/2015 11h:17 CET

Fin de mission pour l'Agence internationale de l'énergie atomique au Maroc

Fin de mission pour l'Agence internationale de l'énergie atomique au Maroc
Fin de mission pour l'Agence internationale de l'énergie atomique au Maroc

NUCLÉAIRE - En mission de prospection d’une semaine au Maroc, le groupe d’experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui travaille sous l’égide de l’ONU, vient de rendre ses conclusions.

"Le Maroc a développé une base considérable de connaissances et d'expériences dans les activités nucléaires en vue de prendre une décision éclairée sur l'introduction de l'énergie nucléaire" ont estimé, dans un communiqué, les experts de la mission INIR (Integrated Nuclear Infrastructure Review), qui a fait le déplacement dans le royaume du 19 au 26 octobre à l’invitation du Maroc.

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"Le Maroc a une bonne compréhension de toutes les questions d'infrastructure décrites dans les étapes de guidage de l'AIEA", a déclaré le chef de l'équipe de mission, Jose Bastos, en charge du développement des infrastructures nucléaires de l'AIEA.

Les experts ont notamment félicité un certain nombre de décisions prises par le Maroc en la matière, comme l’adoption d’une loi complète sur le nucléaire qui prévoit la création d’une instance indépendante de réglementation, ou la mise en place de cours et de formations spécifiques pour appuyer la professionnalisation dans le secteur.

L'AIEA fait ses recommandations

L'équipe, composée de onze personnes provenant de divers pays dont la Roumanie, l’Espagne ou le Royaume-Uni, a également formulé des recommandations et des suggestions afin d’aider le Maroc à développer son infrastructure nucléaire.

Les experts préconisent ainsi l’élaboration d'un plan et d’un calendrier indiquant les principales activités à mener et l'identification des organisations responsables, ou l’établissement d’une stratégie de participation des parties prenantes et d'un plan de mise en œuvre du programme nucléaire.

Ces conclusions de l’INIR "vont contribuer à l'élaboration d'une vision claire des exigences auxquelles le Maroc doit répondre afin de prendre, au moment opportun, une décision sage sur l'introduction d'un programme d'énergie nucléaire, en conformité avec les normes internationales" a déclaré Khalid El Mediouri, président du Centre national de l'énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN).

"Très dépendant des sources d'énergie importées, le Maroc considère l'énergie nucléaire comme une option à long terme au-delà de 2030", indique le communiqué, qui précise que "les sources d'énergie conventionnelles et renouvelables pourraient couvrir les besoins (du Maroc) dans les 15 prochaines années, alors que la demande d'électricité devrait tripler".

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