27/10/2015 13h:34 CET | Actualisé 27/10/2015 13h:34 CET

CFC News: La semaine économique et financière au lundi 26 octobre 2015

FINANCE - L’Afrique bouge ! Emission d’eurobonds, expansion sur le continent et investissements « verts » : Tour d’horizon de l’actualité économique et financière s’achevant ce lundi 26 Octobre.

Kenya : Google investit dans la plus grande centrale éolienne d’Afrique

La compagnie high-tech américaine Google Inc. a annoncé qu’elle allait acquérir une part de la centrale éolienne du lac Turkana au Kenya une fois la structure terminée en 2017. La centrale kényane est la plus grande d’Afrique.

Selon cette annonce du 20 octobre, Google acquerra les 12,5% de parts du fabricant danois de turbine Vestas Wind Systems A/S, poids lourd mondial de la fabrication d’éoliennes en charge du projet.

Avec ce dernier investissement, Google Inc. en est à 2 milliards de dollars d’investissement dans les énergies propres. Le géant américain avait déjà investi dans l’industrie des énergies renouvelables en Afrique en 2013 en Afrique du Sud. Il s’agissait alors du Jasper Solar Power Project, parc photovoltaïque du Cap du Nord en Afrique du Sud d’une capacité de 96Mw.

A terme le projet évalué à 700 millions de dollars comptera 365 turbines avec une capacité de 310Mw et produira 15% du réseau électrique kényan. 2 millions de foyers bénéficieront de la production électrique de la centrale.

Le projet a notamment fait intervenir la Banque Africiane de Développement (BAD), la Banque Européenne d’Investissement (EIB), l’Overseas Private Investment Corporation (OPIC) structure d’investissement américaine destinée au développement, Proparco la filiale de l’Agence Française de Développement et les banques sud-africaines Standard Bank et Nedbank.

JPMorgan : La holding américaine envisage une nouvelle expansion sur le continent africain

Le CEO de JPMorgan Chase & Co. Jamie Dimon a fait savoir dans une interview accordée à Bloomberg que la holding américaine qui possède des filiales en Afrique du Sud et au Nigéria souhaitait s’implanter davantage dans les pays africains. Selon lui, l’accroissement de l’implantation en Afrique rentre dans la vision à long terme de la firme américaine.

"Nous espérons recommencer à ouvrir des filiales en Afrique » a déclaré Jamie Dimon à la chaîne de télévision américaine."

Parmi les autres groupes bancaires européens et américains qui s’implantent en Afrique afin de bénéficier de la rapide croissance économique du continent, on retrouve Barclays, BNP Paribas ou encore Citigroup. Le Fond Monétaire International indique en effet dans un rapport du 6 octobre dernier que les perspectives de croissance en Afrique subsaharienne sont de 3,8% en 2015 et 4,3% en 2016.

Selon Dimon, JPMorgan s’était vu refusé l’entrée des marchés ghanéens et kényans par les régulateurs sur les deux dernières années mais était parvenu malgré tout à participer à des opérations d’envergure mêlant multinationales et institutions majeures de ces deux pays. La holding a en effet participé à l’émission par le gouvernement kényan d’eurobonds à hauteur de 2 milliards de dollars en 2014, elle a aussi participé au refinancement de Kenya Airways Ltd et au financement de centrales électriques au Ghana.

Jamie Dimon a aussi indiqué que JPMorgan n’aura pas d’activité de détail et se concentrera sur les projets de multinationales et grandes institutions.

Finances puliques : L’Angola et l’Ethiopie lancent leurs eurobonds

Dans un communiqué du 23 octobre, le ministère angolais des finances a annoncé l’émission d’un eurobond de 1,5 milliard de dollars. L’eurobond vise à financer le développement économique du pays à long terme et rentre dans le cadre d’une stratégie de mobilisation de 10 milliards de dollars de dette extérieure en 2015.

L’émission de l’eurobond avait initialement connu un report début octobre pour causes de mauvaise conjoncture économique et de turbulences sur les marchés financiers internationaux selon les autorités angolaises.

Avec les hydrocarbures qui constituent 95% des exportations et 70% des recettes fiscales, les finances publiques du pays sont fragilisées par la forte baisse des prix du brut depuis juin 2014.

Selon le ministère des Finances, le recours aux eurobonds rendra « l’Etat angolais moins dépendant des sources traditionnelles de financement telles que les lignes de crédit bilatérales et les crédits auprès des banques commerciales » et le ministère d’ajouter que l’opération est « susceptible d’améliorer la transparence en matière de gestion des comptes publics et la maîtrise des coûts des financements ».

Dans le même temps, selon une dépêche de Reuters citant une source de la Banque centrale éthiopienne, l’Ethiopie envisage de lever 2 milliards de dollars d’eurobond d’une maturité de dix ans d’ici fin 2015.

« Nous comptons lever 2 milliards de dollars » a déclaré Elias Loha, conseiller senior auprès de l’institution d’émission, en marge d’une conférence sur l’investissement à Addis-Abeba.

L’Ethiopie dispose d’une des économies les plus dynamiques du Monde selon le FMI avec une croissance du PIB réel de 10,8% sur la dernière décennie et avait déjà recueilli 1 milliards de dollars d’eurobond en décembre 2014. La Banque mondiale a noté dans un rapport du mois d’octobre que l’Ethiopie fait partie des quelques pays africains dont la croissance devrait se maintenir au-delà de 7% au terme de l’année 2015.