MAROC
23/10/2015 09h:10 CET | Actualisé 23/10/2015 09h:23 CET

Les étudiants en médecine annoncent une nouvelle marche nationale mercredi 28 octobre

Les futurs médecins vont de nouveau manifester à Rabat
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Les futurs médecins vont de nouveau manifester à Rabat

MÉDECINE - "Une marche nationale est prévue le mercredi 28 octobre en départ du ministère de la santé en direction du parlement à partir de 10h", annonce Jaouad Faraj, président de l'Association d'alliance des lauréats et des étudiants de médecine au Maroc. Cette manifestation fait suite à une première marche organisée le 17 septembre dernier et qui a connu la participation "d’au moins 10.000 étudiants en médecine", précisent les organisateurs.

Jeudi 22 octobre, plusieurs sit-in ont eu lieu dans les différentes facultés de médecine du royaume en solidarité avec les étudiants de la faculté de Rabat dont un rassemblement dans l’enceinte de l’établissement a été dispersée, conduisant à l’arrestation de quatre étudiants. "Ils ont été relâchés dans l’après-midi", déclare Jaouad Faraj. "Aujourd’hui, les forces de l’ordre sont toujours à l’intérieur de la faculté et les étudiants manifestent à l’extérieur", assure-t-il.

Les professeurs des facultés de Casablanca et Fès ont publié des communiqués en réaction aux événements du 22 octobre. "Les professeurs de la faculté de Casablanca ont assuré ne pas enseigner dans les conditions actuelles". Ceux de Fès "ont dénoncé l’intervention policière au sein de la faculté de Rabat et se sont joints à la cause des étudiants". Un rassemblement général du corps professoral de la faculté de Fès est d’ailleurs planifiée lundi 26 octobre afin "de prendre des décisions relatives à ce qui s’est passé à la faculté de Rabat afin que cela ne se reproduise plus à Fès".

Le syndicat indépendant des médecins du secteur public a, pour sa part, exprimé "sa solidarité inconditionnée avec les étudiants de la faculté de Rabat" et a "dénoncé l’intervention policière au sein de la faculté", tout en expliquant les raisons de l’échec de la décision du service médical obligatoire. "Les raisons du manque de médecins dans les régions enclavées s’expliquent par l’absence de concours menant à l’embauche de médecins ainsi que l’absence d’infrastructures nécessaires dans ces zones", indique le syndicat dans un communiqué.

La grève des étudiants en médecine en dix dates-clés

Pour rappel, les étudiants en médecine, qui boycottent les bancs de l’université depuis la rentrée, ont été rejoints début octobre par les médecins internes et résidents des hôpitaux universitaires. Ce mouvement contestataire est né en réaction au souhait du ministre de la Santé Houcine El Ouardi d’instaurer un service médical obligatoire qui contraint les nouveaux médecins diplômés à exercer dans les zones enclavées pendant deux ans.

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