ALGÉRIE
23/10/2015 03h:40 CET | Actualisé 23/10/2015 04h:07 CET

Au Café Presse : Grine, Benhadid, le curseur de la répression, le dinar et comment survivre au 4e mandat... (Audio)

Abdelkrim Ghezali, Souhila Benali, Abed Charef, Ihsane El Kadi et Saïd Djaafer au Café Presse Politique de Radio M
Ahmed Sahara
Abdelkrim Ghezali, Souhila Benali, Abed Charef, Ihsane El Kadi et Saïd Djaafer au Café Presse Politique de Radio M

De la fouille de Hamid Grine à l'aéroport de Paris à la fuite des détenteurs de dinars vers un Euro de plus en plus cher en passant par les signaux d'une répression qui monte et la solitude du général Hocine Benhadid dans sa prison, le Café Presse Politique de Radio M, la web radio de Maghreb Emergent a tenté, jeudi 23 octobre 2015, de répondre à la question-boutade de Souhila Benali: "comment survivre au 4ème mandat ?".

Pour Abed Charef, cette affaire Grine illustre de manière triste la "dégradation de l'Etat algérien". Il pointe une tendance des responsables algériens à trop aller pour des raisons privées dans un pays avec qui les rapports sont très particuliers. Saïd Djaafer a noté à cet effet les propos d'un sénateur français sur les faits que les responsables algériens sont "trop" présents en France.

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Pour El Kadi Ihsane, c'est l'effet du "Val de Grâce" qui crée une "transparence" totale de l'Etat algérien pour la France. Abdelkrim Ghezali ne croit pas au caractère fortuit de la fouille et le considère comme un "message" aux responsables algériens.

Le CPP s'est fait l'écho d'une thèse en vogue sur les réseaux sociaux établissant un lien entre ces péripéties et les transferts de devises vers l'extérieur. Il y aurait trop de "porteurs de valises" allant vers la France. Des porteurs de valises, bien entendu, sans rapport avec ceux qui, hier, aidaient la révolution algérienne.

Les réarmements des lignes rouges

La journée nationale de la presse a été évoquée dans sa dimension politique. Pour Abed Charef, le plus grand problème de la presse "c'est la désorganisation du pays, chacun fait ce qu'il veut". Abdelkrim Ghezali pointe un régime totalitaire. Réponse de Charef en forme de boutade : "je regrette qu'il n'y ait pas de dictature dans ce pays car on aurait eu au moins de la cohérence".

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Saïd Djaafer estime qu'on est déjà dans une dictature qui peut-être molle ou dure selon la conjoncture. Actuellement, le curseur de la répression a tendance à monter vers le haut afin d'essayer de rétablir les "lignes rouges qui ont été rompus par Amar Saadani".

El Kadi Ihsane note que l'arrestation brutale et l'incarcération du général à la retraite Hocine Benhadid était une façon de remettre les lignes rouges. Sa solitude est de nature à laisser penser que cette "remontée du curseur" a de l'effet.

Abed Charef souligne que si "le général Benhadid n'est pas beaucoup défendu, c'est tant mieux pour lui. Cela prouve que c'est un franc-tireur, quelqu'un qui a agi selon sa conscience. Il a exprimé son angoisse personnelle. C’est un homme qui s'est exprimé car il sentait quelque chose, c'est bien, c'est bien que des gens puissent encore le faire aujourd'hui".

La seconde partie, toute aussi animée, a été consacrée à la chute du dinar par rapport à l’euro, à sa signification. L’horrible bilan de la catastrophe de Mina, à la Mecque, qui a dépassé les 2000 morts et l’intifada palestinienne ont été également abordés.

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