MAROC
23/10/2015 11h:18 CET | Actualisé 23/10/2015 12h:55 CET

Un businessman marocain veut briguer la présidence de la FIFA

Qui est le businessman marocain qui veut briguer la présidence de la FIFA?
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Qui est le businessman marocain qui veut briguer la présidence de la FIFA?

FOOTBALL - À trois jours de la date limite de dépôt des candidatures pour briguer la présidence de la FIFA, les prétendants à la succession de Sepp Blatter se bousculent au portillon.

Parmi eux, un jeune homme d’affaires marocain basé aux Emirats arabes unis, Outail M. Touzar, qui avait déjà annoncé son intention de présenter sa candidature pour la présidence de la FIFA lors de l’élection en mai dernier, mais celle-ci n’avait pas été acceptée par l’organisation, son profil "ne remplissant pas les critères nécessaires".

L’homme se présente, dans un communiqué parvenu à la rédaction, comme co-fondateur et président du Cambridge Investment Group et directeur exécutif de la branche sportive Global Sports Ventures, deux sociétés dont il ne précise pas les activités.

M. Touzar, qui affirme avoir eu ces derniers temps des entretiens "avec certains leaders politiques et gouvernementaux de haut rang au Maroc, notamment à propos du poste vacant de ministre de la Jeunesse et des Sports", peu connu du monde médiatique, a pourtant fait parler de lui au printemps 2014.

Le jeune homme, alors âgé de 31 ans, avait annoncé qu’il rachetait la quasi-totalité des parts d’un petit club anglais de cinquième division, le Salisbury City FC, dans le sud-ouest de l’Angleterre.

Avec son partenaire local Mark Winter, le businessman marocain basé à Dubaï avait promis qu’il renflouerait les caisses pour éviter la faillite du club, annonçant dans la foulée le nom d’une nouvelle recrue, Khalid Bin Bader Al Saoud, jeune joueur inconnu du public qui serait apparenté à la famille royale saoudienne.

Mais quelques semaines après son arrivée, aucun des investissements promis n'est arrivé, les comptes du club endetté sont toujours dans le rouge et les salaires n’ont pas été versés. Les médias britanniques s’affolent et le club finit par bannir le jeune propriétaire.

"Je sais que beaucoup de gens ne savent pas qui je suis parce que j’ai réussi à rester loin des projecteurs et des médias (…), mais je suis actif dans le monde du football et de l’investissement", écrit-il, estimant que sa mésaventure à la tête du club de Salisbury était "une expérience riche qui lui a beaucoup appris".

Outail Touzar, qui explique avoir déjà tenté d’acquérir l’Atletico de Madrid et le Paris Saint-Germain en 2010-2012 (rien que ça!) dans le cadre de consortiums, affirme également être l’un des premiers à s’être opposé à la réélection de Sepp Blatter, se targuant d'être dans le secret des dieux concernant les malversations opérées par l’ancien président de la FIFA dans l’organisation de plusieurs Coupes du monde.

Confiant, le jeune businessman explique avoir "un très grand réseau d’amis et de relations dans le monde du football". Sur son compte Instagram, il postait, il y a un an, plusieurs photos de lui avec des personnalités du milieu, comme Diego Maradona et Jose Morinho, ou encore l'ancien président de la FIFA.

M. Touzar se dit "optimiste" quant à sa candidature: "si elle est confirmée, je tiendrais une conférence de presse dans les jours qui viennent pour annoncer mon colistier, mon programme, l'équipe de campagne et donner ma vision et ma stratégie pour ces élections et l'avenir de la FIFA, avec de nombreuses surprises à l'ordre du jour".

L'élection du président de la FIFA aura lieu le 26 février 2016. Pour l'instant, trois candidats ont été officiellement déclarés, après la suspension de la candidature de Michel Platini: le Français Jérôme Champagne, ancien secrétaire général adjoint de la FIFA, l'ancien capitaine de Trinité-et-Tobago David Nakhid, et le prince jordanien Ali Bin Al Hussein, vice-président de la FIFA pour l'Asie.