MAGHREB
22/10/2015 13h:53 CET | Actualisé 22/10/2015 15h:49 CET

Tunisie: Le gouvernement sort de son silence à propos du limogeage du ministre de la Justice

New Tunisian Justice Minister Mohamed Salah Ben Aissa takes the oath of office with his hand resting on the Quran,  during a ceremony in Tunis, Friday, Feb. 6, 2015.  Prime Minister Essid, whose cabinet has ministers from four parties including the powerful Islamist group, promised "work and nothing but work" on the country's economic and security problems.(AP Photo/Hassene Dridi)
ASSOCIATED PRESS
New Tunisian Justice Minister Mohamed Salah Ben Aissa takes the oath of office with his hand resting on the Quran, during a ceremony in Tunis, Friday, Feb. 6, 2015. Prime Minister Essid, whose cabinet has ministers from four parties including the powerful Islamist group, promised "work and nothing but work" on the country's economic and security problems.(AP Photo/Hassene Dridi)

"L’absence du ministre de la Justice à la séance parlementaire dédiée à la discussion sur le projet de loi sur Conseil Suprême de la Magistrature (CSM) a été la goutte qui a fait déborder le vase. Il y a des choses sur lesquelles on peut fermer les yeux et d'autres non", a déclaré Dhafer Néji, porte-parole du gouvernement sur les ondes de Shems FM.

"Quand on fait partie d'un gouvernement, il faut le soutenir et défendre un projet collectif et non pas des projets personnels", a-t-il ajouté en réponse aux déclarations de Mohamed Salah Ben Aissa à propos de son rejet du projet de loi sur le CSM présenté par le gouvernement ainsi que son refus d'assister à la séance parlementaire qui serait, selon lui, l'origine de sa mise à l'écart du gouvernement.

Le projet de loi, adopté en mai et décrié par les magistrats, a été jugé inconstitutionnel par l'Instance Provisoire du Contrôle de la Constitutionnalité des Lois et a donc dû être remanié.

Au départ, la présidence du gouvernement s'est contentée d'un communiqué pour informer du limogeage du Mohamed Salah Ben Aissa.

Finies les spéculations donc: Manque de solidarité gouvernementale sur le projet de loi sur le CSM, appel à l'abrogation de l'article 230 du code pénal, la critique adressée à l’ambassadeur des Etats Unis en Tunisie? Le gouvernement sort de son silence et s'explique sur les raisons du limogeage de Mohamed Salah Ben Aissa et, selon Dhafer Néji, tous ces éléments ont contribué au limogeage du ministre.

"Il y a eu une accumulation de certaines choses, dont ses déclarations sur l'article 230 du code pénal" a-t-il indiqué.

S'exprimant sur la polémique du test anal qu'a subi un jeune homme pour "vérifier son homosexualité", Mohamed Salah Ben Aissa se disait favorable à l'abrogation de l'article 230 du Code pénal, qui punit les pratiques homosexuelles de trois ans de prison, appelant à harmoniser les lois avec les principes inscrits dans la constitution, notamment les libertés individuelles et le respect de la vie privée.

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