MAROC
22/10/2015 12h:01 CET

Le FMI table sur une croissance de 3,7% en 2016 pour le Maroc

Croissance: En 2016, le Maroc fera mieux que la Tunisie mais moins bien que l'Algérie
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Croissance: En 2016, le Maroc fera mieux que la Tunisie mais moins bien que l'Algérie

ÉCONOMIE - L’année prochaine, la croissance du PIB du royaume devrait se situer à 3,7% selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), contre un taux de croissance de 4,9% prévu en 2015.

A titre de comparaison, la Tunisie devrait enregistrer un taux de croissance de 3% en 2016 contre 1% en 2015, et le FMI table sur une croissance de 3,9% en 2016 en Algérie contre 3% en 2015.

Dans son dernier rapport intitulé "Perspectives économiques régionales pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale", qui regroupe la région MENA, l'Afghanistan et le Pakistan, présenté mercredi 21 octobre à Dubaï, l’organisation économique estime aussi que le taux d’inflation des prix à la consommation devrait atteindre 1,5% en 2015 et 2% en 2016.

Des estimations proches des prévisions de croissance du projet de loi de finances (PLF) 2016, qui table sur un taux de croissance de 3% et un taux d’inflation de 1,7%. Selon les chiffres du HCP de juillet 2015, le taux de croissance s’élèverait cependant à 2,6% en 2016, contre 4,3% en 2015.

Les pays importateurs de pétrole de la région devraient également, selon le FMI, enregistrer pendant en 2015-2016 une accélération de leur croissance, pour atteindre un taux d’environ 4%.

"Ces pays profitent de la baisse des prix du pétrole, des progrès accomplis dans la mise en œuvre des réformes, de la progression des transitions politiques et de l'accélération de la croissance dans la zone euro", estiment les économistes du FMI.

Les exportations à la hausse

Pour le cas des pays comme le Maroc et la Jordanie, l'institution note que les exportations devraient augmenter à la faveur du redressement progressif de la zone euro.

La croissance de la demande intérieure devrait aussi s'accentuer "grâce à l'assouplissement de la politique monétaire déjà engagé, au moindre poids du rééquilibrage budgétaire et à l'augmentation des dépenses publiques pour des investissements générateurs de croissance dans les infrastructures, l'éducation et la santé", ajoute le rapport.

Pour profiter de la baisse des prix du pétrole, le rapport recommande aux pays importateurs "d'accroître l'investissement public et d'opérer des réformes structurelles afin de stimuler une croissance tirée par le secteur privé", en particulier dans les domaines de la gouvernance, du climat des affaires, du marché du travail et de l'accès au crédit.

Le poids des conflits régionaux

Dans ses prévisions pour l'ensemble de la région, y compris les pays exportateurs de pétrole, le rapport prévoit une croissance modeste en 2015, en raison de la propagation et de l'intensification des conflits régionaux et de la baisse des prix du pétrole.

La situation n'est en effet pas prometteuse partout, relève le document, car certains pays importateurs de pétrole (tel que le Liban, la Jordanie et la Tunisie) sont gravement touchés par l'intensification des conflits régionaux, qui réduit à néant les avantages tirés de la baisse des prix du pétrole.

Le FMI estime ainsi que la croissance régionale atteindra 2,5% en 2015 et pourrait rebondir à 4% en 2016 si les conflits régionaux s'atténuent et si les sanctions envers l'Iran sont assouplies.

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