ALGÉRIE
21/10/2015 13h:26 CET | Actualisé 21/10/2015 14h:03 CET

La presse doit s'intéresser aux "préoccupations réelles du citoyen" et veiller à la "stabilité" du pays (Bouteflika)

Afp

Le président Abdelaziz Bouteflika qui a décrété, il y a deux ans, le 22 octobre "journée nationale de la presse" a appelé, dans un message traduit et diffusé par l'agence APS, la presse à s'intéresser aux "préoccupations réelles du citoyen" et à "s'adapter aux mutations de la société dans tous les domaines de la vie".

Le message qui intervient quelques jours après la fermeture musclée de la chaine El Watan TV punie pour une déclaration de Madani Mezrag, ancien chef de l'Armée Islamique du Salut (AIS) et à la veille de la 1ère édition du prix, insiste particulièrement sur la notion de "stabilité" qui est la "consécration des libertés, du progrès et de la prospérité pour tous".

Le président Bouteflika souligne que l'Algérie a tiré cet enseignement de "son passé" (allusion à la décennie 90) qui rappelle "les douloureux évènements que vivent hélas certains pays frères". La presse, a indiqué le président, est, "dans le cadre de la loi" concernée comme tous les autres acteurs par la "sauvegarde de la sauvegarde de la stabilité du pays".

Bouteflika souligne qu'il a voulu, à travers l'institution du "prix du président de la République du journaliste professionnel" offrir aux professionnels de la presse "l'opportunité de mettre en valeur leur potentiel de création, et à instaurer une culture de saine concurrence".

Des "avancées" rendues "visibles"...

Le message de Bouteflika évoque les "progrès réalisés par la presse nationale" et affirmé que les "avancées" de la presse nationale sont devenus "visibles" au cours de la "dernière décennie" dans les différents domaines d'expression "à travers la radio, la télévision et la presse écrite et électronique… "
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Le président de la République "enjoint" au gouvernement de "parachever l'arsenal juridique régissant les activités liées au secteur de l'Information, notamment en ce qui concerne la régulation dans les domaines de la presse écrite et de l'audiovisuel...".

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Pour rappel, de nombreuses chaînes de télévision ont vu le jour, en marge de la loi avec dans le meilleur de cas un statut de correspondant étranger accordée à cinq d’entre-elles. Ces chaînes de télévision fonctionnent sur la base d’une simple "tolérance" des autorités. Une situation d'inexistence juridique qui les rend fragiles et susceptibles d'être fermées à tout moment.

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